Ange-François Mariani dit Angelo Mariani (1838-1914) et un premier bilan de ce blog en ce début de mois de mars 2017.

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Angelo Mariani, agé de 40 ans et photographié par Nadar en 1878.

   En ce mois de mars 2017, cela fait exactement trois ans que nous avons mis à l’eau ce blog sur les vagues mondiales d’internet. Aujourd’hui nous décidons de passer sur un mode semestriel tout en restant une simple vigie, un phare sur l’actualité et l’histoire d’Ange-François Mariani.

   Et si l’on devait faire un premier bilan d’ensemble, on pourrait constater l’écriture de ces 34 textes dont voici la liste ci-dessous :

Pierre Charles Henri Fauvel (7 juin 1830 à Amiens-18 décembre 1895 à Paris) ou l’un des rares amis d’Angelo Mariani.

Publié le 28 février 2017

Simon Horace Alexandre ou le frère cadet d’Angelo, l’inconnu de la famille Mariani.

Publié le 29 janvier 2017

Samedi 17 décembre 2016 (1) ou Ajaccio cité impériale partant à la rencontre du Vin Mariani à la coca de Bolivie.

Publié le 28 décembre 2016

Angelo Mariani et les cartes postales.

Publié le 30 novembre 2016

Sophie Mariani née Sébastiani (1821-1904), maman d’Ange-François Mariani, l’inventeur de la première boisson à la coca dans le monde.

Publié le 31 octobre 2016

Une bouteille Mariani à la coca au Musée François Tillequin à Paris.

Publié le 29 septembre 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (II).

Publié le 30 août 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (I).

Publié le 30 juin 2016

Armand Silvestre un homme de caractère ami de toujours d’Angelo Mariani.

Publié le 31 mai 2016

Quand Angelo Mariani aide son ami l’artiste peintre Enrique Atalaya.

Publié le 26 avril 2016

La renaissance du Vin Tonique Mariani, avril 2016.

Publié le 29 mars 2016

Angelo Mariani et son vin à la coca à la rencontre de la Chine.

Publié le 28 février 2016

Quand la coca et la cocaïne ont rencontré le Vin et l’Élixir Mariani à 250 000 euros la bouteille.

Publié le 28 janvier 2016

Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse d’Ajaccio Séverin Cafferra (1863-1930).

Publié le 29 décembre 2015

Roland Garros et Angelo Mariani.

Publié le 27 novembre 2015

La Villa Andréa de Valescure à Saint-Raphaël (Var), propriété d’Angelo Mariani.

Publié le 30 octobre 2015

Angelo Mariani et ses principaux concurrents à la fin du XIXe siècle.

Publié le 30 septembre 2015

Bastia et la Corse : hauts lieux de la conception de la première boisson à la coca inventée par Angelo Mariani et son père François Xavier.

Publié le 26 juillet 2015

Mariani (décembre 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

Publié le 16 juin 2015

Quelques vues des Établissements Mariani à Neuilly-sur-Seine (France) au XIXe, XXe et XXIe siècle.

Publié le 30 avril 2015

Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

Publié le 31 mars 2015

Mariani et la publicité : l’exemple des suppléments.

Publié le 1 er mars 2015

Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

Publié le 2 février 2015

Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

Publié le 28 janvier 2015

Angelo Mariani et les Présidents de la IIIe République française.

Publié le 28 décembre 2014

Mariani et la publicité en France et dans le monde.

Publié le 28 novembre 2014

Louis Oscar Roty

Publié le 12 septembre 2014

Isabelle Chapusot

Publié le 10 août 2014

Xavier Paoli

Publié le 29 juin 2014

Présentation des principaux personnages amis d’Angelo Mariani présents lors de l’inauguration de la fontaine : la Siagnole en bronze réalisée par Théodore Rivière à Valescure (Saint-Raphaël) en février 1905.

Publié le 31 mai 2014

Une brève histoire de la Fontaine dite la Siagnole à Valescure commune de Saint-Raphaël (Var).

Publié le 21 avril 2014

Célébration du centenaire de la disparition d’Angelo Mariani.

Publié le 10 avril 2014

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Publié le 7 avril 2014

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L’origine de cette photographie provient d’une revue intitulée : La Marmite républicaine en 1901. Ouvrage rare non mis dans le commerce, mais qui permet d’apprendre qu’Angelo Mariani était un républicain. Les auteurs de ce cliché sont de la maison Braun Clément et compagnie et édité par les frères Protats. Elle fut publiée aussi aux États-Unis dans l’ouvrage de MORTIMER, W. Golden, Peru : History of coca, New York, J.H. Vail, 1901.

Angelo Mariani et la lucarne d’internet.

   Au niveau des vues effectuées par les internautes de notre planète, cela se résume de la façon suivante : il y a eu un peu plus de 17 000 vues pour environ 8 000 visiteurs. Si l’on veut être plus précis, cela nous donne pour 2014 : 968 vues. 2015 : 4 347 vues. 2016 : 9 847 vues et pour 2017 : 1 917 vues. À cela s’ajoute le fait qu’à peu près 13 924 vues l’ont été de France. Soit un pourcentage de 80 % pour ce blog. À contrario les 20% restant correspondent au reste du monde avec une grande partie pour les États-Unis. Enfin si l’on veut affiner les choses, cela fait une moyenne quotidienne (sur 24 heures) de 7 visiteurs chaque jour ou plus ou moins 16 vues qui se sont intéressés à l’histoire et l’oeuvre d’Angelo Mariani. Cela restera notre principal motif de satisfaction avec le 23 février 2017 et ses 157 vues.

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   Profitons aussi de cette opportunité pour rappeler le fait que ce blog est né après la création, en Bretagne, de la lettre semestrielle de quatre pages éditée depuis 2004 par la Société des Amis d’Angelo Mariani. Et que nous en sommes en ce début de mars 2017 arrivés à son 22e numéro.

   Après les quelques notions positives (nous avons aussi aidé sur le seul aspect historique à la renaissance du Vin Mariani à la coca par Christophe Mariani en décembre 2016 à Ajaccio), passons maintenant aux points négatifs.

   Soyons honnêtes avec nous-mêmes, tout d’abord. Notre but premier était la dénomination d’une rue, d’une avenue, d’une ruelle, puis d’un square, d’un rond-point, d’un immeuble, d’un lieu dit, d’une salle de musée, d’un arbre à la mémoire d’Angelo Mariani. Mais le résultat fut sans appel : rien au final. Prenons alors un autre exemple d’un point de vue patrimonial. À Saint-Raphaël département du Var, tout a disparu ou presque, de la magnifique villa Andréa. Il ne reste plus rien de cette demeure qui reçut les plus grands de ce monde et qui fut pour partie à l’origine aujourd’hui de la marque mondiale la plus connue de la planète en ce XXIe siècle. Pas même une plaque d’information en cet endroit pour informer les touristes. Encore moins le nom d’une rue à son patronyme dans la commune. Ni d’ailleurs dans aucune ville ou village sur le continent européen, ni même en Corse son île adorée par-dessus tout.

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Le nec plus ultra en Corse, fut même dans nos rêves, une plaque bilingue tant en français qu’en langue corse avec des mots sobres comme : Strada Anghjulu Francescu Mariani (1838-1914).

   Pas de dénomination non plus, de parcs, d’écoles de musique et/ou de peintures, de théâtres à son nom. Ni de timbre à son effigie. Étonnant ? Alors pourquoi un tel oubli ? On est vraiment en droit de se poser cette légitime question. Oui pourquoi ce silence sur le vieux continent ? Aucune biographie concernant Angelo Mariani n’avait vu le jour jusqu’en 2001 avec L’Histoire de la première boisson à la coca par Jean-Michel et Toussaint Alessandrini, Editions Stamperia Sanmarcelli, Biguglia. Sans oublier un documentaire de télévision : Les caprices de Mariani, de Jean Luc Delmon-Casanova, France/couleur/52 minutes en 2008. Mais après tout qui sait, si un jour, cette injustice mémorielle sera enfin réparée. Car Angelo Mariani, fait partie, non seulement, de notre patrimoine hexagonal, mais aussi, et surtout celui de la Corse et de tous les hommes de bonne volonté. Mariani est, en outre, aux antipodes de l’individu sans passé. Sa vie mérite d’être relatée.

   C’est ainsi que nous avons souhaité par ce blog en 2014 permettre une plus grande connaissance de ce corse humaniste et ouvert aux autres vers l’extérieur. Et par là même de retracer son fabuleux destin pour l’humanité. Ou comment un homme ordinaire a-t-il pu vivre une histoire si extraordinaire. Il semble ensuite avoir été placé de manière plus certaine dans les oubliettes de l’histoire. Car qui se rappelle qu’au début de cette formidable histoire et donc celle de de grande maison américaine de boisson, c’est ce simple pharmacien corse qui a fait connaître au monde la feuille de coca1. Peut-être que ce modeste blog ouvrira de nouvelles voies afin que les futures générations puissent apprécier à sa juste valeur la trajectoire de cet humaniste, de ce mécène et amateur d’arts à vrai dire, bien peu banal.

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The New York Times. Gravure de MORTIMER, W. Golden parue dans l’édition du 25 décembre 1898.

   En conclusion, on n’a pas su vraiment faire bouger « les lignes » sans mauvais jeux de mots parmi les diverses entités municipales contactées un peu partout en Europe lors de cette décennie écoulée. Même chose avec les pièces et autres billets de banque issus de monnaies locales et/ou solidaires. Là encore on n’a pas été bon au niveau du résultat. Chose identique avec l’idée d’un documentaire historique retraçant le parcours d’Angelo Mariani. On n’a pas su convaincre divers groupes télévisuels rencontrés pour ce projet. En fin de compte, assez peu d’objectifs ont été atteints. Pourquoi ? Difficile de répondre à cette interrogation. Si d’aventure par contre la donne était amenée à changer, ce blog se ferait un plaisir de vous l’annoncer en priorité, ainsi qu’à l’arrière-petite-fille d’Ange-François Mariani, une personne qui nous est chère, prénommée Marie-Ange.        A.D

  1.  Aujourd’hui ce noble combat politique pour la respectabilité de la feuille de coca à l’échelle internationale a été repris en ce XXIe siècle par M. Evo Morales Ayma, Président de l’État Plurinational de Bolivie, sans oublier son vice-ministre M. Felipe Caceres Garcia.

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911. Mariani est âgé de 73 ans.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

 

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Samedi 17 décembre 2016 (1) ou Ajaccio cité impériale partant à la rencontre du Vin Mariani à la coca de Bolivie.

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La bouteille qui va faire l’évènement en 2017. Dr.

   Tout débute quelques mois auparavant. Le 3 octobre 2016, notre ami Christophe Mariani à sa demande a le plaisir d’être reçu par l’Ambassadeur de Bolivie à Paris, son excellence Jean Paul Guevara Avila (Petit neveu du Che). Ce dernier au vu des éléments présentés par le ré inventeur du Vin Mariani à la Coca de Bolivie prend la décision de venir sur l’île à titre privé afin de mieux analyser cette démarche.

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Paris début octobre 2016. Dr A.D.

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Avenue du Président Kennedy où se situe l’Ambassade de l’Etat plurinational de Bolivie. Dr : A.D.

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Monsieur l’Ambassadeur en compagnie de Christophe Mariani dans les locaux de l’ambassade de Bolivie. Dr : A.D.

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Monsieur l’Ambassadeur en compagnie de Christophe Mariani dans les locaux de l’ambassade de Bolivie. Dr : A.D.

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Monsieur l’Ambassadeur en compagnie de Christophe Mariani dans les locaux de l’ambassade de Bolivie. Dr : A.D.

   Sur place en Corse et durant près d’une semaine, tout se passe pour le mieux. À tel point que cela débouche par une décision politique. Un Vice-ministre Bolivien en exercice sera officiellement présent le 17 décembre 2016 à Ajaccio pour parrainer le lancement officiel et international du Vin Mariani à la coca de Bolivie (2). Félipe Caceres membre du gouvernement d’Evo Morales est désigné et mandaté pour assister à cette présentation. N’oublions pas non plus de préciser dans cette logique qu’un autre déplacement est décidé. Celui de Mme Yin Vincent-Gu de nationalité Franco-chinoise ambassadrice et responsable pour la revue Vin de France de la version en langue chinoise.

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Dr : A.D.

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Dr : A.D.

   Puis vint le moment tant attendu.  À 19 heures 30 au Palais des Congrès d’Ajaccio, tout commence dans cette somptueuse salle Tino Rossi baignée par les reflets de la lune face à la Méditerranée.

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Dr : A.D.

   Le Vice-ministre fait son entrée, accompagné de M. José De Acha, chargé d’affaires de l’Ambassade de Bolivie et de M. Freddy Monasterios, Directeur général de la Défense sociale pour la Bolivie. Ils sont reçus par Christophe Mariani et sa compagne Céline Tent dans un espace où se concentre déjà une centaine d’invités.

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Céline Tent et Christophe Mariani accueillant le Vice-ministre Félipe Caceres. Dr.

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Accolade entre Christophe Mariani et le Vice-ministre Félipe Caceres. Dr.

   À peine installé, le ministre est sollicité par la presse.

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Angelina Risterucci de FR3 Corse questionnant le Vice-ministre. Dr : A.D.

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Angelina Risterucci de FR3 Corse préparant l’entrevue télévisée du Vice-ministre. Dr : A.D.

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Mme Yin Vincent-Gu responsable pour la revue Vin de France de la version en langue chinoise et M. José De Acha, chargé d’affaires de l’Ambassade de Bolivie. Dr.

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De gauche à droite : Un cameraman, Christophe Mariani, M. le Vice-ministre Félipe Caceres, M. José De Acha, chargé d’affaires de l’Ambassade de Bolivie , moi-même et de dos M. Freddy Monasterios, Directeur général de la Défense sociale pour la Bolivie. Dr.

      La soirée pouvait ensuite poursuivre sa belle dynamique. Parmi tous les convives, nous pûmes apercevoir le maire de Pero-Casevechie. Sans oublier M. Antoine Maestrali, Directeur de Cabinet du Président de la communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien.

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Une foule nombreuse. Dr : A.D.

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Des invités en grand nombre. Dr: A.D.

  Dans l’assistance, on vit soudain apparaître une charmante créature (Tatiana Da Costa) toute droite sortie de la célèbre affiche de Jules Chéret. C’est surtout aujourd’hui l’ambassadrice en personne du Vin Mariani à la Coca de Bolivie (3).

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L’ambassadrice en titre du Vin Mariani à la Coca de Bolivie plus connue sous le beau prénom de Tatiana. Dr : A.D.

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  Dans une salle comble, Christophe Mariani donnait tout d’abord la parole à M. le Député-Maire d’Ajaccio, M. Laurent Marcangeli, puis à M. Le Vice-ministre bolivien Félipe Caceres, à moi-même et pour clôturer tous ces propos à M. le Dr Edmond Siméoni.

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M. Laurent Marcangeli, Député-Maire d’Ajaccio lors de sa prise de parole lors de cette belle rencontre du 17 décembre 2016. Dr.

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M. Laurent Marcangeli, Député-Maire d’Ajaccio à la table du Vice-ministre bolivien M. Félipe Caceres. Dr.

   Cette réunion festive en l’honneur du Vin Mariani à la coca de Bolivie se poursuivit jusqu’à très tard dans la nuit sur l’agréable son du groupe musical Bande à part.

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                                                                                                                                     A.D

(1) Cette date n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle correspond au 178e anniversaire de la naissance d’un certain Ange-François Mariani au village de Pero-Casevecchie.

(2) Caroline Marcelin : Lancement officiel et international du Vin Mariani, Corse-matin, jeudi 15 décembre 2016.

(3) http://www.vinmariani.fr

Angelo Mariani et les cartes postales.

   On le sait Angelo Mariani apparaît sur de nombreuses cartes postales (Fontaine de Valescure) (Villa Mariani à Villers-sur-Mer) (Les petits Éclaireurs Raphaëlois à la Villa Andréa) et (Le Salon des Artistes Français)…

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Carte postale éditée en 1912 à partir du tableau de Jules Grün.

   Notre industriel et mécène saisit très vite l’impact publicitaire de ce support qui voyage dans le monde entier. Mariani décide donc de décliner les nombreux dessins de peintres, sculpteurs et dessinateurs parus dans les Figures contemporaines sous le format d’une carte postale ayant comme base un très beau papier Bristol. Il finit par publier en 1901 une belle série de 120 cartes postales à la gloire de son vin à la coca. Cet élément publicitaire est destiné à être expédié par la poste en quatre pochettes contenant chacune un jeu de trente cartes. De type monochrome, ces cartes furent distribuées en grandes quantités. L’ensemble étant vendu au prix modique de dix centimes de l’époque pour chacune des quatre séries.

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Pochette de Cartes Postales, Collection Mariani, Troisième série contenant trente éléments.

   Une cinquième série toujours de trente cartes est décidée en 1912. On arrivera ainsi à un total de 150 cartes postales au format (9×14 cm) vantant les mérites du Vin Mariani. Très rares sont les cartophiles en ce XXIe siècle qui peuvent prétendre être en possession de la totalité de ces cartes postales. Cet ensemble réunit les reproductions des œuvres de «140» artistes et forment cinq séries de trente cartes postales chacune :

   Première série : Paul Avril. Ferdinand Roybet. Charles Waltner. Lucien Lévy-Dhurmer. Georges Meunier. Paul Renouard. Maurice Berteaux. Alphonse Mucha. Paul Hermann. Eugène Murer. Lacault. Ribéra. Édouard Adler. Léon Glaize. Henri Eugène Augustin Le Sidaner. Paul-Albert Laurens. Louis Noël. Jean Ferigoule. Adolphe Lalauze. Auguste Hagborg. Enrique Atalaya. William Bouguereau. Albert Maignan. Jules Cheret. De Richemont. Charles Bigot. Georges Goursat dit Sem. Charles Léandre. Louis Vallet.

   Deuxième série : Adolphe Giraldon. Luc-Olivier Merson. Maurou. Louis Tinayre. Gabriel Ferrier. Charles Cottet. Edgar Maxence. Francisque Desportes. Henry Caro-Delvaille. André Brouillet. Georges Lemaire. Xavier Alphonse Monchablon. Eugène Carrière. Léonletto Cappiello. Frédéric Montenard. Jules Girardet. Jules Alexandre Grün. Léon Comerre. Georges Antoine Rochegrosse. Louis Eugène Mouchon. Gaston Gérard. École du XXè arrondissement de Paris. Dr Dupont au Sénégal. Oscar Roty. Emmanuel Frémiet. Jean Léon Gérome. Albert Besnard. H. Tenré. Albert Robida. Evert Van Muyden.

   Troisième série : Paul Avril. Georges Haquette. Weincker. Jean Dagnan-Bouveret. Émile Boisseau. Lequesne. Antonio de la Gandara. Albert Dawant. Moncel. Mlle Clémentine-Hélène Duffau. Tony Robert Fleury. Raymond Sudre. Lepère. Marius Perret. Eugène Boverie. Weecks. Osvaldo Tofani. José Frappa. Maurice Leloir. François Flameng. Henri Zo. Pascal Blanchard. Ernest Courtois de Bonnencontre. Firmin Bouisset. Abel Faivre. Jean-Pierre Laurens. Jules Renard Draner. Paul Chocarne-Moreau. Girardot. Marcel Dieulafoy.

   Quatrième série : Albert Robida. William Turner Dannat. Mme Jeanne Clovis Hugues. Victor Peter. Navellier. Étienne Dinet. Eugène Chaperon. Georges Picard. Paul Avril. Mars. Guillaume Dubuffe. Job. Jacques Wély. Paul Chabas. Dr Alphonse Milne Edwards. Léon Lhermithe. René de Saint-Marceaux. Fernand Cormon. Jean Gardet. Gustave Toudouze. Weerts. Georges Cain. Bernard Boutet de Monvel. Pierre Franc-Lamy. Albert Robida. Lucien Simon. Victor Gilbert. Abel Truchet. Frédéric Régamey. Evert Van Muyden.

   Cinquième série : Raoul Verlet. Henri-Daniel-Casimir-Paul Thouroude dit Daniel de Losques. Henri de Sachy. Charles Pezeu-Carlopez. Herbert Ward. Paul Gasq. Albert Lynch. Louis Patriarche. Goussé. Francisque Poulbot. Kauffmann. Henri Zislin. Jean Jacques Waltz dit Hansi. Henri Jacquier. André Beaumont, aviateur dit (Lieut. Jean Conneau). JulesVédrines, aviateur. Maurice Tabuteau, aviateur. Alfred Leblanc, aviateur. Théophile Alexandre Steinlen. Fabiano. Maurice Albert Joseph Simon Lefebvre, dit Lefebvre-Lourdet ou Lourdey. Gabriele Galantara. Fillettes de l’Orphelinat des Arts. Enfants du professeur Stebbing. Georges Redon. Maurice Neumont. Maxime Mautra. Benjamin Rabier. Jean Boyer dit Moriss. Auguste Roubille.

   Cela étant Angelo Mariani réédite parfois certaines cartes postales en changeant la présentation. D’horizontale, elles se transforment en verticale. Ou inversement. Ce qui complique encore un peu plus la problématique du nombre de cartes postales Mariani réellement publié….Angelo Mariani pousse même le luxe de créer des enveloppes illustrées de son produit accompagnés de timbres qui eux n’avaient pas d’existence légale auprès du service postal.

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Timbre Mariani non officiel issu d’une publicité vers 1905.

   Cette idée de carte postale vantant la coca fut ensuite utilisée bien des années plus tard par d’autres comme en témoigne en 1979 par exemple la société Coged basée à Milan (Italie).

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Carte Postale, recto.

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Verso de la carte postale éditée en 1979.

   Aujourd’hui en cette fin d’année 2016, Christophe Mariani poursuit cette aventure en retenant là encore le choix d’un format Carte postale (9×14 cm), en hommage à Angelo Mariani afin d’annoncer officiellement la présentation et la dégustation du Vin Tonique Mariani 2016 qui succède à son mythique prédécesseur.

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Format Carte Postale recto 2016.

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Format Carte Postale verso 2016.

   Angelo Mariani l’a où il est, à coup sûr doit apprécier ce geste. Tout cela au final nous fait entrevoir une simple idée ? À quand la réalisation d’un timbre à l’effigie d’Angelo Mariani ? A.D

   Pour plus d’informations, on peut aller sur le très beau site : www.vinmariani.fr et parcourir le livre suivant :

livreangelomariani1.jpegAngelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

Sophie Mariani née Sébastiani (1821-1904), maman d’Ange-François Mariani, l’inventeur de la première boisson à la coca dans le monde.

   Tout commence avec la vente judiciaire concernant la famille Mariani à l’Hôtel Drouot du jeudi 20 décembre 2013 à Paris. Lors de la présentation de certains objets ayant appartenu à cette famille, notre regard fut attiré par un tableau. Nous pûmes observer pour la première fois de notre existence une très belle ébauche de peinture représentant Sophie Mariani née Sébastiani (1821-1904) réalisée par le peintre Jules Joseph Lefebvre (1836-1912).

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Jules Joseph Lefebvre. Album Mariani, 1896, Tome 2.

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Album Mariani, 1896, Tome 2.

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………. Psyché garde en ses mains La vigueur des demains : Le vin Mariani par qui rien ne finit. …………….. Jules Lefebvre.

   À vrai dire nous savions que peu de choses sur la maman d’Ange-François Mariani, si ce n’est qu’elle naquit selon plusieurs archives le 21 août 1821 à La Porta (Haute Corse). Née de Laurent Sébastiani (Percepteur du canton d’Ampugnani) et de « Théresine » (Maria Thérèse) Sébastiani, elle est aimée comme il se doit dans sa famille. Le maire Antoine Paul Paoli enregistra à l’époque sa naissance en présence de son papa Laurent Sébastiani et de ses cousins Joseph Sébastiani et Jean Antoine Pompei.

   Puis quelques années plus tard son mariage devant le maire Joseph Sébastiani de la commune de la Porta avec Xavier Mariani âgé de 26 ans (né à Pruno, 29 décembre 1810, issu de Simon Mariani et d’Angela Petronelli) eu lieu le 21 septembre 1837 en présence de Denis Angelini, maire de Pruno, de Pierre Petronelli, chirurgien aide-major à l’hôpital militaire de Bastia, oncles germains de l’époux, de Pierre Paul Pompei ancien Préfet (1) et de Pierre Paul Mari, juge de Paix du Canton de La Porta du côté de l’épouse.

   Les nouveaux mariés, propriétaires, s’installent à Pero-Casevecchie, à trente kilomètres au sud de Bastia dans une zone géographique dénommée la Tavagna. Le couple y mène une vie sans histoire. François Xavier Mariani exerce la fonction d’apothicaire dans ce paisible bourg de 520 âmes. La qualité de son travail est d’emblée reconnue par toute la population. À tel point qu’on vient parfois de loin pour rencontrer ce pharmacien très attentif envers la santé de ses patients.

   Sa renommée professionnelle dépasse très vite les limites de son village. On le demande avec insistance à Bastia. La famille Mariani s’installe en mars 1847 dans cette cité de 16 000 habitants, au boulevard du Palais (2), artère centrale alors de la plus grande ville de Corse. En ce lieu, François Xavier Mariani initie son fils Ange François dès 1860 aux secrets de la pharmacie. Ensemble, ils composent des breuvages à base de diverses plantes comme le quinquina ou la coca. Ange François est comme attiré par cette science et par les livres qui véhiculent ce savoir. C’est aussi dans cette commune que François Xavier Mariani, après une longue vie de labeur afin de soigner ses patients et sans aucune exclusive, s’éteint au milieu des années 1870. Sa mort prématurée sème le trouble et la tristesse dans cette famille respectée. Son épouse, Sophie Mariani est également la mère de six autres enfants, dont Angélique Jeanne, née le 29 décembre 1844 à Pero-Casevecchie (qui deviendra sœur Angélique pour la congrégation de Saint-Thomas de Villeneuve, basée à Neuilly-sur-Seine). Décès à Paris le 3 décembre 1871. Du poète Simon Horace Alexandre Mariani (né à Pero-Casevecchie, le 17 janvier 1847). D’Antoinette Mariani, qui voit le jour à Bastia en 1850 et qui succombera à Paris le 24 juin 1925. De Julie Mariani née elle aussi dans la cité bastiaise le 6 septembre 1851. Entre à son tour dans la religion catholique (mère Saint-Denis congrégation de Saint-Thomas de Villeneuve, à Neuilly-sur-Seine). Elle s’éteint à Rome, le 27 juin 1937. Sans oublier deux autres enfants, Marie Divita née là encore dans la grande cité portuaire du nord de l’île le 22 mars 1860 et qui se marie le 24 mars 1887 à Paris au Docteur Marc Laffont (3). Et la petite dernière, Virginie, qui vient au monde à Bastia le 28 septembre 1862 et deviendra en 1887, Mme Jaros (4). Elle obtient la nationalité américaine par son mariage le 4 octobre avec Julius Jaros et passera ensuite une partie de sa vie à New York (E.U) au 266 West End Avenue entre la 72d et 73d Street jusqu’à son décès en 1945. Elle repose dans une tombe distincte de celle de son frère aîné à Paris au Père-Lachaise.

   À la mort de son mari Xavier François et sur l’instance de son fils aîné Ange-François, Sophie Mariani née Sébastiani rejoint ce dernier à Paris des 1876. Elle restera toute sa vie durant dans l’ombre de son fils aîné. Elle décède le 6 mars 1904 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), sereine, âgée de 83 ans et repose selon les volontés de son fils aîné au Père-Lachaise, aux côtés de sa belle fille, de son petit-fils André, de sa petite-fille Andréa.

Quelques décennies plus tard…

   En mai 2016, nous sommes contactés par le New-yorkais David Hill. Cet éminent connaisseur de l’œuvre d’Oscar Roty prépare une étude sur l’apport numismatique d’Angelo Mariani. Sa recherche s’oriente sur un point particulier concernant la maman d’Angelo Mariani. Il nous apprend à cette occasion qu’il est en possession d’une plaque en bronze réalisé par le célèbre sculpteur Corse Louis Patriarche (1872-1955) représentant Mme Sophie Mariani née Sébastiani de 3/4 face. Cette pièce est extraordinaire du fait que nous connaissions à cette date, à vrai dire, qu’une seule représentation de la maman d’Angelo Mariani.

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Don et leg de la famille Sadie et Robert Eidlitz, membre de l’American Numismatic Society des 1910. Dr : David Hill, ANS, Vol 3, Octobre 2016, New York (Société Américaine de Numismatique). Plaque en bronze uni face (10 cm x 7,2 cm), réalisé par Louis Patriarche en 1913 pour Angelo Mariani (5).

   Nous utilisons ce moment pour rappeler une date à venir essentielle : Notre ami Christophe Mariani responsable de la société Coca-Mariani ( www.vinmariani.fr ) va présenter un breuvage similaire à celui d’Angelo Mariani qui sortira en Corse en avant-première, le samedi 17 décembre 2016, au Palais des Congrès à Ajaccio, salle Tino Rossi à 19 heures pour être très précis.

   Soit dans moins de cinquante jours. Un produit tant attendu dans la dynamique de la renaissance du vin Mariani avec de surcroît le soutien moral de la famille Mariani. Notons que cette date n’a pas été, semble-t-il, choisie au hasard puisqu’elle correspond au 178e anniversaire de la naissance d’Ange-François Mariani, plus connu au niveau international (États-Unis, Canada, Colombie, Bolivie, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Russie et Chine, entres autres…) sous le nom d’Angelo Mariani. On se doit de soutenir pareille initiative. Et surtout bonne chance à la résurrection du vin tonique Coca Mariani.       A.D

  1. Pompéi Pierre Paul Benoît voit le jour en 1788. Il sera Sous-préfet de Calvi en 1828, puis Préfet de l’Yonne de 1830 à 1833. Et enfin conseiller de la cour de cassation à Paris. Décès en 1852.

  2. Devenu au début du XXe siècle, Boulevard Paoli.

  3. Décès de Marie Divita Laffont le 23 février 1923 à Paris. Deux filles naîtront de cette union et déclarées en Mairie à Paris en présence d’Angelo Mariani, soit : Marguerite Jeanne (7 janvier 1888-1965) et Madeleine Antoinette (21 février 1897-1932). La première Marguerite Jeanne se mariera le 14 février 1920 avec Harry Drake Hodgkinson (1882-1953), fils de la célèbre écrivaine britannique Élisabeth Beck Moresby et la seconde Madeleine Antoinette avec Édouard Daladier (1884-1970), le 31 juillet 1919. Le 16 novembre de cette même année, Édouard Daladier est élu député pour le Vaucluse sous la bannière du parti radical socialiste. Puis deux enfants verront le jour dans ce couple : Jean en 1922 et Pierre en 1925.

  4. Julius Nathan Jaros est le fils de Léopold Jaruslawski (1821-1896) et de Hannchen Elsberg (1830-1912) originaire de Pologne et d’Allemagne. Il est né le 26 août 1856 à Philadelphie (Pennsylvanie). Il a une sœur Berthe (1858-1935) et un frère Alfred (1860-1932). Après une vie bien remplie, Julius décède en France en octobre 1925 et est inhumé au Père-Lachaise. À ses côtés reposent en paix Horace et Antoinette Mariani.

  5. Angelo Mariani fut lui aussi un donateur de médailles pour cette Société Américaine de Numismatique basée à New-York selon la revue éditée par cet organisme en date de 1912, n° 46.

Pour plus d’informations, on peut aller sur le très beau site : www.vinmariani.fr et parcourir le livre suivant :

livreangelomariani1.jpegAngelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

 

 

 

Une bouteille Mariani à la coca au Musée François Tillequin à Paris.

 

   En surfant il y a quelques mois sur le magnifique site internet de la Société d’Histoire de la Pharmacie www.shp-asso.org nous vîmes un très beau texte intitulé : Les vins médicinaux et le cas du vin Mariani. À cela s’accompagnaient plusieurs photographies réalisées par Monsieur Bruno Bonnemain, son secrétaire général. L’une d’entre elles attira notre curiosité. On y voyait une bouteille de vin Mariani à la coca. Une idée nous vint à l’esprit : pourrait-on un jour observer de près cette fameuse bouteille Mariani ?

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Dr : Monsieur Bruno Bonnemain, secrétaire général de la société d’histoire de la Pharmacie. La bouteille Coca Mariani se situe à la cinquième place en partant de la droite de la photographie.

   À l’occasion de la journée européenne du patrimoine du samedi 17 septembre 2016, l’opportunité nous était alors offerte de visiter à la faculté de Pharmacie de Paris (1), la célèbre salle des Actes, ainsi que le Musée de collection de Matière Médicale.

Banderolle d'information. Sept 2016, Paris.

Banderole d’information. Sept 2016, Paris.

Fronton de la faculté de pharmacie.

Fronton de la faculté de pharmacie.

Vue extérieure du bâtiment.

Vue extérieure du bâtiment.

   À l’entrée du bâtiment nous fumes reçu par Madame Samantha Conti en charge de la communication de l’Université Paris-Descartes, puis par le Professeur Olivier Lafont, président de la Société d’Histoire de la Pharmacie. Ce dernier nous fit admirer avec élégance pas moins de quatre-vingt-dix portraits de maîtres apothicaires et de pharmaciens célèbres tout en retraçant l’évolution de l’histoire de la pharmacie en France. Ce fut un moment passionnant dû au talent oratoire de l’intervenant.

Vue intérieur en partie de la salle des Actes.

Vue intérieure en partie de la salle des Actes.

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Portrait du pharmacien Henri Moissan prix Nobel de chimie en 1906 par Paul Saïn. Ce fut un contemporain d’Angelo Mariani.

   Dans un second temps, les portes du musée François Tillequin s’ouvrirent. Moment tant attendu. Quel ne fut pas notre étonnement. Nous fumes tout d’abord accueillit là encore avec courtoisie par Monsieur Thomas Gaslonde, Ingénieur d’études et de recherche en Pharmacognosie qui nous expliquât que ce lieu de 450 m2 détenait plus de 25 000 échantillons de plantes accompagnés d’objets divers et variés. On apprit en outre par sa voix, que cette immense collection fut commencée dès 1882. Pour plus d’informations on peut se reporter à son ouvrage concernant le musée (ci-dessous).

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Thomas Gaslonde, Musée François Tillequin, Editions Université Paris Descartes, 2015, Paris.

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Vue intérieure du Musée.

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Vue intérieure du Musée.

   En charge de ce magnifique lieu, et passionné par ce musée Monsieur Thomas Gaslonde nous fit partager avec grand bonheur son savoir sur l’histoire des huiles essentielles. Enfin et surtout qu’elle ne fut pas notre émotion d’observer dans une partie de la structure connut sous l’appellation de la pagode, la fameuse bouteille.

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Vitrine principale du Musée dite la pagode ou se trouve la bouteille de Coca Mariani.

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La bouteille vin Mariani à la coca trônant en majesté.

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Gros plan sur la bouteille pleine du Vin tonique Mariani à la coca.

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On peut remarquer en bas de l’étiquette son numéro de série. Angelo Mariani a été l’un des premiers en Europe à lancer l’idée de traçabilité de son produit.

   Au vu de son format et de l’étiquette adjointe, on peut émettre l’hypothèse suivante, sous toute réserve, sachant que nous n’avons pas eu l’objet entre les mains. Cette bouteille semble correspondre à la période ou le pharmacien Jacques Mariani (1875-1935) fils d’Ange-François Mariani (1838-1914) officiait car la mention à la coca du Pérou n’est plus présente sur le flacon (2). Cela étant, on constate aussi en arrière-plan de ladite bouteille, une reproduction en date de 1986 de l’affiche de Jules Chéret (1836-1932). Restons donc prudent sur l’origine de ce récipient et peut-être qu’un jour prochain, on pourra en savoir un peu plus sur cet élément patrimonial.

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La famille Mariani en sa qualité de pharmacien fut durant le XXe siècle l’un des bienfaiteurs et mécènes les plus réguliers pour la Société d’Histoire de la Pharmacie.

   Nous profitons enfin de ce modeste compte rendu sur la présence d’une bouteille Mariani à la coca dans un musée parisien en septembre 2016 pour préciser une date à venir essentielle et incontournable :

   Notre ami Christophe Mariani responsable de la société Coca-Mariani vient de nous informer de sa nouvelle création : Le breuvage similaire à celui d’Angelo Mariani qui sortira en Corse à Ajaccio, en avant-première, le 17 décembre 2016. Au Palais des Congrès à Ajaccio (Corse), salle Tino Rossi à 19 heures pour être très précis.

   Soit dans moins de quatre-vingts jours. Un produit tant attendu dans la dynamique de la renaissance du vin Mariani avec de surcroît le soutien moral de la famille Mariani. Notons que cette date n’a pas été, semble-t-il choisie au hasard puisse qu’elle correspond au 178e anniversaire de la naissance d’un certain Ange-François Mariani, plus connu au niveau international (États-Unis, Canada, Colombie, Bolivie, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Russie et Chine, entres autres…) sous le nom d’Angelo Mariani (3). On se doit de soutenir pareille initiative. Bonne chance à la ressurection du vin tonique Coca Mariani.

                                                                                    A.D

(1) La Faculté de Pharmacie de Paris de l’Université Paris Descartes est la plus importante parmi les 24 autres sites d’École de pharmacie que compte aujourd’hui le territoire national. À noter que c’est un Corse, un certain Napoléon Bonaparte en octobre 1803, alors premier consul, qui créa l’école de pharmacie à Paris alors située rue de l’Arbalète. Il faudra attendre 1882 pour acter son déménagement au 4, avenue de l’Observatoire.

(2) Le petit fils Angelo Mariani (1914-1978) sera lui aussi pharmacien et poursuivra avec beaucoup d’intelligence et de travail l’oeuvre familiale débutée en Corse par son arrière-grand-père François-Xavier Mariani (1810- 1875) et ce jusque dans les années soixante-dix à Neuilly-sur-Seine.

(3) Pour plus d’informations, on peut aller sur le très beau site : www.vinmariani.fr et parcourir le livre suivant :

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Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

La renaissance du Vin Tonique Mariani, avril 2016.

   Pour une fois on ne va pas évoquer le passé, mais le présent et le futur immédiat. En ce début du mois d’avril prochain, c’est à dire dans quelques jours va être mis en vente pas moins de 200 bouteilles Vin tonique Mariani en Corse à Ajaccio au chemin des vignobles (1). Oui vous avez bien lu. Fait exceptionnel dans l’histoire de ce produit ayant ses racines dans ce territoire insulaire. L’auteur de cette opération, on peut dévoiler maintenant son identité se nomme Christophe Mariani. Mais qui est au juste ce personnage âgé d’une trentaine d’années, le ré inventeur de cette boisson mythique ?

Éléments de réponse :

   En cette fin de mois de mars 2016, l’annonce officielle de la renaissance du Vin tonique Mariani a eu lieu en direct en Corse à Ajaccio dans les locaux de la Télévision France3, le jeudi 24 mars 2016 à 13 h 05. L’information fut dévoilée en exclusivité par les journalistes Luc Mondoloni et Kristina Luzi, animateurs d’une très belle émission d’information dénommée Prima Inseme (2). La prestation fut plus que réussie. Elle fut d’ailleurs préparée la veille. Afin de peaufiner ce passage à l’antenne, on accompagnait Christophe Mariani à France3. Entouré de plusieurs journalistes (Luc Mondoloni, Angelina Risterucci), les questions fusèrent et permettaient de finaliser la prestation du lendemain. Pas de place à l’improvisation, tout est réflêchi à l’avance. Cette même journée nous nous rendions ensemble à l’évêché d’Ajaccio afin de transmettre par le biais du secrétariat de Mgr Olivier de Germay ladite information dans le souhait d’offrir une bouteille au Pape François par l’intermédiaire du Cardinal Corse Dominique Mamberti à Rome. Démarche identique à celle d’Angelo Mariani un siècle plus tôt. Tout comme l’idée de rédiger le Tome XV des Albums Mariani.

Christophe Mariani, jeudi 24 mars 2016 à FR3 Corse annonçant la rennaissance du Vin Tonique Mariani.

Christophe Mariani, jeudi 24 mars 2016 à FR3 Corse annonçant la rennaissance du Vin Tonique Mariani. (Dr).

   En réalité vous l’aurez compris nous connaissons Christophe Mariani depuis octobre 2014 (3). Dès cette époque ce dernier nous avait évoqué son concept de réaliser une nouvelle boisson en hommage à Angelo Mariani. Au fil du temps, son projet prenait de l’ampleur malgré les embûches qu’il pouvait rencontrer ça et là, face à la complexité de ce dossier. Cela étant, à ma connaissance, il existe à ce jour au moins trois boissons en Europe ayant déjà dans leur composition de la coca décocaïnisée. Alors pourquoi pas quatre ? Et surtout une identique au produit initial. Par une curieuse et agréable coïncidence Christophe Mariani s’est retrouvé par la suite en possession de plusieurs centaines de véritables bouteilles Mariani. Grâce à ce coup de pouce de la destinée, il a pu accélérer la mise en place de cette belle opération. Entouré d’un aromaticien et aussi d’un caviste de renom, le breuvage tant attendu a pu voir le jour dans de véritables bouteilles Mariani en cette fin de mars 2016.

Vue d'un lot des bouteilles véritables Vin Mariani parmi plusieurs centaines avant embouteillage.

Vue d’un lot des bouteilles Vin Mariani parmi plusieurs centaines avant embouteillage.

   Je ne connais pas la composition de ce nouveau breuvage que Christophe Mariani garde précieusement par-devers lui (4). Mais je sais au moins qu’elle est concoctée grâce au savoir faire corse. J’ai pu le déguster face à la Méditerrané. C’est un régal. Longue vie au Vin Tonique Mariani ! Et bonne chance à Christophe Mariani.              A.D

La bouteille Vin Tonique Mariani, mardi 22 mars 2016, à Ajaccio.

La nouvelle bouteille Vin Tonique Mariani, mardi 22 mars 2016, en fin de journée à Ajaccio.

Sur le port d'Ajaccio, le dos de la bouteille.

Sur le port d’Ajaccio, le dos de la bouteille.

Le liquide.

Le liquide.

 

L'étiquette du nouveau Vin tonique Mariani. On remarquera la calligraphie identique à celle voulue par Angelo Mariani.

L’étiquette du nouveau Vin tonique Mariani. On remarquera la calligraphie identique à celle voulue par Angelo Mariani.

 

(1) Chez Nicolas Stromboni, meilleur caviste de France en 2011.

(2) http://pluzz.francetv.fr/videos/prima_inseme_,137389891.html. Depuis cette vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux. À l’image de Facebook : Coca Tonique Mariani et sur You Tube : Renaissance Vin Mariani.

(3) membre depuis 2014 de la Société des Amis d’Angelo Mariani.

(4) La recette a été déposée dans un coffre de banque.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.