Ange-François Mariani dit Angelo Mariani (1838-1914) et un premier bilan de ce blog en ce début de mois de mars 2017.

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Angelo Mariani, agé de 40 ans et photographié par Nadar en 1878.

   En ce mois de mars 2017, cela fait exactement trois ans que nous avons mis à l’eau ce blog sur les vagues mondiales d’internet. Aujourd’hui nous décidons de passer sur un mode semestriel tout en restant une simple vigie, un phare sur l’actualité et l’histoire d’Ange-François Mariani.

   Et si l’on devait faire un premier bilan d’ensemble, on pourrait constater l’écriture de ces 34 textes dont voici la liste ci-dessous :

Pierre Charles Henri Fauvel (7 juin 1830 à Amiens-18 décembre 1895 à Paris) ou l’un des rares amis d’Angelo Mariani.

Publié le 28 février 2017

Simon Horace Alexandre ou le frère cadet d’Angelo, l’inconnu de la famille Mariani.

Publié le 29 janvier 2017

Samedi 17 décembre 2016 (1) ou Ajaccio cité impériale partant à la rencontre du Vin Mariani à la coca de Bolivie.

Publié le 28 décembre 2016

Angelo Mariani et les cartes postales.

Publié le 30 novembre 2016

Sophie Mariani née Sébastiani (1821-1904), maman d’Ange-François Mariani, l’inventeur de la première boisson à la coca dans le monde.

Publié le 31 octobre 2016

Une bouteille Mariani à la coca au Musée François Tillequin à Paris.

Publié le 29 septembre 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (II).

Publié le 30 août 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (I).

Publié le 30 juin 2016

Armand Silvestre un homme de caractère ami de toujours d’Angelo Mariani.

Publié le 31 mai 2016

Quand Angelo Mariani aide son ami l’artiste peintre Enrique Atalaya.

Publié le 26 avril 2016

La renaissance du Vin Tonique Mariani, avril 2016.

Publié le 29 mars 2016

Angelo Mariani et son vin à la coca à la rencontre de la Chine.

Publié le 28 février 2016

Quand la coca et la cocaïne ont rencontré le Vin et l’Élixir Mariani à 250 000 euros la bouteille.

Publié le 28 janvier 2016

Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse d’Ajaccio Séverin Cafferra (1863-1930).

Publié le 29 décembre 2015

Roland Garros et Angelo Mariani.

Publié le 27 novembre 2015

La Villa Andréa de Valescure à Saint-Raphaël (Var), propriété d’Angelo Mariani.

Publié le 30 octobre 2015

Angelo Mariani et ses principaux concurrents à la fin du XIXe siècle.

Publié le 30 septembre 2015

Bastia et la Corse : hauts lieux de la conception de la première boisson à la coca inventée par Angelo Mariani et son père François Xavier.

Publié le 26 juillet 2015

Mariani (décembre 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

Publié le 16 juin 2015

Quelques vues des Établissements Mariani à Neuilly-sur-Seine (France) au XIXe, XXe et XXIe siècle.

Publié le 30 avril 2015

Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

Publié le 31 mars 2015

Mariani et la publicité : l’exemple des suppléments.

Publié le 1 er mars 2015

Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

Publié le 2 février 2015

Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

Publié le 28 janvier 2015

Angelo Mariani et les Présidents de la IIIe République française.

Publié le 28 décembre 2014

Mariani et la publicité en France et dans le monde.

Publié le 28 novembre 2014

Louis Oscar Roty

Publié le 12 septembre 2014

Isabelle Chapusot

Publié le 10 août 2014

Xavier Paoli

Publié le 29 juin 2014

Présentation des principaux personnages amis d’Angelo Mariani présents lors de l’inauguration de la fontaine : la Siagnole en bronze réalisée par Théodore Rivière à Valescure (Saint-Raphaël) en février 1905.

Publié le 31 mai 2014

Une brève histoire de la Fontaine dite la Siagnole à Valescure commune de Saint-Raphaël (Var).

Publié le 21 avril 2014

Célébration du centenaire de la disparition d’Angelo Mariani.

Publié le 10 avril 2014

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Publié le 7 avril 2014

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L’origine de cette photographie provient d’une revue intitulée : La Marmite républicaine en 1901. Ouvrage rare non mis dans le commerce, mais qui permet d’apprendre qu’Angelo Mariani était un républicain. Les auteurs de ce cliché sont de la maison Braun Clément et compagnie et édité par les frères Protats. Elle fut publiée aussi aux États-Unis dans l’ouvrage de MORTIMER, W. Golden, Peru : History of coca, New York, J.H. Vail, 1901.

Angelo Mariani et la lucarne d’internet.

   Au niveau des vues effectuées par les internautes de notre planète, cela se résume de la façon suivante : il y a eu un peu plus de 17 000 vues pour environ 8 000 visiteurs. Si l’on veut être plus précis, cela nous donne pour 2014 : 968 vues. 2015 : 4 347 vues. 2016 : 9 847 vues et pour 2017 : 1 917 vues. À cela s’ajoute le fait qu’à peu près 13 924 vues l’ont été de France. Soit un pourcentage de 80 % pour ce blog. À contrario les 20% restant correspondent au reste du monde avec une grande partie pour les États-Unis. Enfin si l’on veut affiner les choses, cela fait une moyenne quotidienne (sur 24 heures) de 7 visiteurs chaque jour ou plus ou moins 16 vues qui se sont intéressés à l’histoire et l’oeuvre d’Angelo Mariani. Cela restera notre principal motif de satisfaction avec le 23 février 2017 et ses 157 vues.

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   Profitons aussi de cette opportunité pour rappeler le fait que ce blog est né après la création, en Bretagne, de la lettre semestrielle de quatre pages éditée depuis 2004 par la Société des Amis d’Angelo Mariani. Et que nous en sommes en ce début de mars 2017 arrivés à son 22e numéro.

   Après les quelques notions positives (nous avons aussi aidé sur le seul aspect historique à la renaissance du Vin Mariani à la coca par Christophe Mariani en décembre 2016 à Ajaccio), passons maintenant aux points négatifs.

   Soyons honnêtes avec nous-mêmes, tout d’abord. Notre but premier était la dénomination d’une rue, d’une avenue, d’une ruelle, puis d’un square, d’un rond-point, d’un immeuble, d’un lieu dit, d’une salle de musée, d’un arbre à la mémoire d’Angelo Mariani. Mais le résultat fut sans appel : rien au final. Prenons alors un autre exemple d’un point de vue patrimonial. À Saint-Raphaël département du Var, tout a disparu ou presque, de la magnifique villa Andréa. Il ne reste plus rien de cette demeure qui reçut les plus grands de ce monde et qui fut pour partie à l’origine aujourd’hui de la marque mondiale la plus connue de la planète en ce XXIe siècle. Pas même une plaque d’information en cet endroit pour informer les touristes. Encore moins le nom d’une rue à son patronyme dans la commune. Ni d’ailleurs dans aucune ville ou village sur le continent européen, ni même en Corse son île adorée par-dessus tout.

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Le nec plus ultra en Corse, fut même dans nos rêves, une plaque bilingue tant en français qu’en langue corse avec des mots sobres comme : Strada Anghjulu Francescu Mariani (1838-1914).

   Pas de dénomination non plus, de parcs, d’écoles de musique et/ou de peintures, de théâtres à son nom. Ni de timbre à son effigie. Étonnant ? Alors pourquoi un tel oubli ? On est vraiment en droit de se poser cette légitime question. Oui pourquoi ce silence sur le vieux continent ? Aucune biographie concernant Angelo Mariani n’avait vu le jour jusqu’en 2001 avec L’Histoire de la première boisson à la coca par Jean-Michel et Toussaint Alessandrini, Editions Stamperia Sanmarcelli, Biguglia. Sans oublier un documentaire de télévision : Les caprices de Mariani, de Jean Luc Delmon-Casanova, France/couleur/52 minutes en 2008. Mais après tout qui sait, si un jour, cette injustice mémorielle sera enfin réparée. Car Angelo Mariani, fait partie, non seulement, de notre patrimoine hexagonal, mais aussi, et surtout celui de la Corse et de tous les hommes de bonne volonté. Mariani est, en outre, aux antipodes de l’individu sans passé. Sa vie mérite d’être relatée.

   C’est ainsi que nous avons souhaité par ce blog en 2014 permettre une plus grande connaissance de ce corse humaniste et ouvert aux autres vers l’extérieur. Et par là même de retracer son fabuleux destin pour l’humanité. Ou comment un homme ordinaire a-t-il pu vivre une histoire si extraordinaire. Il semble ensuite avoir été placé de manière plus certaine dans les oubliettes de l’histoire. Car qui se rappelle qu’au début de cette formidable histoire et donc celle de de grande maison américaine de boisson, c’est ce simple pharmacien corse qui a fait connaître au monde la feuille de coca1. Peut-être que ce modeste blog ouvrira de nouvelles voies afin que les futures générations puissent apprécier à sa juste valeur la trajectoire de cet humaniste, de ce mécène et amateur d’arts à vrai dire, bien peu banal.

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The New York Times. Gravure de MORTIMER, W. Golden parue dans l’édition du 25 décembre 1898.

   En conclusion, on n’a pas su vraiment faire bouger « les lignes » sans mauvais jeux de mots parmi les diverses entités municipales contactées un peu partout en Europe lors de cette décennie écoulée. Même chose avec les pièces et autres billets de banque issus de monnaies locales et/ou solidaires. Là encore on n’a pas été bon au niveau du résultat. Chose identique avec l’idée d’un documentaire historique retraçant le parcours d’Angelo Mariani. On n’a pas su convaincre divers groupes télévisuels rencontrés pour ce projet. En fin de compte, assez peu d’objectifs ont été atteints. Pourquoi ? Difficile de répondre à cette interrogation. Si d’aventure par contre la donne était amenée à changer, ce blog se ferait un plaisir de vous l’annoncer en priorité, ainsi qu’à l’arrière-petite-fille d’Ange-François Mariani, une personne qui nous est chère, prénommée Marie-Ange.        A.D

  1.  Aujourd’hui ce noble combat politique pour la respectabilité de la feuille de coca à l’échelle internationale a été repris en ce XXIe siècle par M. Evo Morales Ayma, Président de l’État Plurinational de Bolivie, sans oublier son vice-ministre M. Felipe Caceres Garcia.

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911. Mariani est âgé de 73 ans.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

 

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Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

   En préambule tout d’abord à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2015. Ensuite nous avons décidé d’améliorer et d’actualiser un texte paru en novembre 2012 dans la revue Le Téléphonoscope n° 19 de l’association des amis d’Albert Robida et intitulé : Angelo Mariani, promoteur de vin à la coca.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012. Couverture et sommaire.

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Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 33.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

   Dans cette logique on présentera maintenant ce nouveau texte composé d’éléments nouveaux en deux parties (janvier et février 2015).

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   Lorsque l’on s’intéresse à l’œuvre gigantesque d’Albert Robida (1), on s’aperçoit assez régulièrement qu’apparaît dans son sillage, le nom d’Angelo Mariani. Et ce, sur une très longue période. Chose d’ailleurs d’autant plus étonnant, que ce dernier est considéré à son époque comme un simple aide-pharmacien corse et négociant en vin médicinal installé à Neuilly-sur-Seine. En clair, un homme d’affaires. Bien loin du milieu artistique et intellectuel de la Ville lumière. Comment donc ces deux hommes, que tout oppose, vont-ils malgré tout, se rencontrer et surtout sympathiser sur plus d’un demi-siècle (2) ?

Angelo Mariani, agé de     et photographié par Nadar.

Angelo Mariani, agé de 40 ans  et photographié par Nadar en 1878.

Gravure réalisée par Lalauze en             représentant Albert Robida.

Gravure à l’eau forte réalisée par Adolphe Lalauze et représentant Albert Robida, en 1892.

   Tout a peut être débuté par le premier dessin connu publié par Albert Robida, à peine installé à Paris, en novembre 1866 dans Le journal amusant. Mariani est quant à lui déjà présent dans la capitale. C’est aussi un autodidactique. Il dévore la presse. Il choisit les personnes en avance dans leur temps et selon les mérites qui pourraient l’aider dans la connaissance de la plante coca en rapport à la santé. Surtout dans un but médiatique. Il sera ainsi l’un des éditeurs d’Albert Robida. Mieux Angelo Mariani deviendra le parrain républicain de Philippe, le premier fils d’Émilie Robida (3), fille d’Albert.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

   Et surtout Albert Robida dédicacera l’une de ses œuvres magistrales en 1890  (La Vie électrique : le XXe siècle à son ami : Angelo Mariani) tout en réalisant un ex-libris de toute beauté là encore à l’attention d’Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

   Sans parler des nombreuses publicités comme celles du 13 mars 1877, du 13 décembre 1902 publiées dans La vie parisienne.(Ci-dessous extrait).

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Extrait d’une publicité Mariani parue dans La Vie Parisienne du 13 mars 1877 et réalisée par Albert Robida.

   Tout comme aussi celle parue dans Le courrier français du 10 février 1895.

DSCF3840   Même logique en 1896 avec la publication d’un recueil de poésies intitulé : Le Parnasse hippocratique (4), tirés de différents auteurs parfois grivois « plus ou moins drolatiques sur les sujets hippocratiques de genres divers, hormis celui d’ennuyeux » selon son organisateur le Docteur Minime en réalité Auguste Lutaud illustré par Albert Robida. C’est ainsi que l’on peut y lire une très belle poésie dénommée La coca de Maurice Bouchor et y observer une magnifique bouteille de vin Mariani qu’il l’accompagne et dessinée bien entendu par Robida.

Mamacoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida.

MamaCoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida. En arrière plan on distingue les trois bateaux de l’expédition de Christophe Colomb à savoir La Pinta, la Nina et la Santa Maria.

    Mariani sait renvoyer l’ascenseur. Il contacte son ami américain, le New-yorkais William Golden Mortimer qui prépare un ouvrage sur la coca.

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William Golden Mortimer représenté dans la deuxième édition de la traduction française intitulée : Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Édition Maloine, Paris, 1904. À partir de son ouvrage intitulé : Peru : History of coca Edition J.H. Vail, New York, 1901.

   Mortimer dernier lui commande une illustration sur le thème de la rencontre de cette plante avec l’occident. Robida réalise cette commande en peu de temps. Et il ne va pas être déçu, car sa gravure va faire le tour de la planète par le biais de cet ouvrage en langue anglaise. Ce livre paraît en 1901. C’est en grande partie la consécration du travail de Mariani.

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Illustration en frontispice de l’ouvrage rédigé par William Golden Mortimer, intitulé : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

Variante de la précédente gravure :

MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain.

   MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain, publié dans l’ouvrage intitulé :  Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Edition Maloine, Paris 1904. Illustration en frontispice de l’ouvrage traduit par H.B Gausseron et rédigé par William Golden Mortimer : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

A.D

 (1) Il me paraît important de citer en premier lieu les travaux de Mme Doré Sandrine sur la relation entre Mariani et Robida, comme celui d’octobre 2007 : Un artiste à la table d’Angelo Mariani, menus et publicités illustrés par Albert Robida, in Le Téléphonoscope n° 14.

(2) M. et Mme Robida née Cécile Noiret et Mlle Émilie Robida sont présentes à l’enterrement d’Angelo Mariani en avril 1914 à Paris.

(3) Émilie Robida illustrera plusieurs ouvrages comme Le château de la grippe, écrits par son père Albert Robida, aux Éditions Henry Floury (Paris) en 1904, pour la célèbre collection  Contes à Mariani.

(4) Robida, Albert, et Minime (Docteur), Le Parnasse hippocratique, Éditions, A. Maloine, Paris, 1896.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

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Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca.

Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia.

5 boulevard Hyacinthe de Montera.

Christophe Canioni : 04 95 31 37 02.

Et aussi sur le site Amazon.