Ange-François Mariani dit Angelo Mariani (1838-1914) et un premier bilan de ce blog en ce début de mois de mars 2017.

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Angelo Mariani, agé de 40 ans et photographié par Nadar en 1878.

   En ce mois de mars 2017, cela fait exactement trois ans que nous avons mis à l’eau ce blog sur les vagues mondiales d’internet. Aujourd’hui nous décidons de passer sur un mode semestriel tout en restant une simple vigie, un phare sur l’actualité et l’histoire d’Ange-François Mariani.

   Et si l’on devait faire un premier bilan d’ensemble, on pourrait constater l’écriture de ces 34 textes dont voici la liste ci-dessous :

Pierre Charles Henri Fauvel (7 juin 1830 à Amiens-18 décembre 1895 à Paris) ou l’un des rares amis d’Angelo Mariani.

Publié le 28 février 2017

Simon Horace Alexandre ou le frère cadet d’Angelo, l’inconnu de la famille Mariani.

Publié le 29 janvier 2017

Samedi 17 décembre 2016 (1) ou Ajaccio cité impériale partant à la rencontre du Vin Mariani à la coca de Bolivie.

Publié le 28 décembre 2016

Angelo Mariani et les cartes postales.

Publié le 30 novembre 2016

Sophie Mariani née Sébastiani (1821-1904), maman d’Ange-François Mariani, l’inventeur de la première boisson à la coca dans le monde.

Publié le 31 octobre 2016

Une bouteille Mariani à la coca au Musée François Tillequin à Paris.

Publié le 29 septembre 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (II).

Publié le 30 août 2016

Jules Alexandre Grün et sa monumentale rencontre avec Angelo Mariani (I).

Publié le 30 juin 2016

Armand Silvestre un homme de caractère ami de toujours d’Angelo Mariani.

Publié le 31 mai 2016

Quand Angelo Mariani aide son ami l’artiste peintre Enrique Atalaya.

Publié le 26 avril 2016

La renaissance du Vin Tonique Mariani, avril 2016.

Publié le 29 mars 2016

Angelo Mariani et son vin à la coca à la rencontre de la Chine.

Publié le 28 février 2016

Quand la coca et la cocaïne ont rencontré le Vin et l’Élixir Mariani à 250 000 euros la bouteille.

Publié le 28 janvier 2016

Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse d’Ajaccio Séverin Cafferra (1863-1930).

Publié le 29 décembre 2015

Roland Garros et Angelo Mariani.

Publié le 27 novembre 2015

La Villa Andréa de Valescure à Saint-Raphaël (Var), propriété d’Angelo Mariani.

Publié le 30 octobre 2015

Angelo Mariani et ses principaux concurrents à la fin du XIXe siècle.

Publié le 30 septembre 2015

Bastia et la Corse : hauts lieux de la conception de la première boisson à la coca inventée par Angelo Mariani et son père François Xavier.

Publié le 26 juillet 2015

Mariani (décembre 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

Publié le 16 juin 2015

Quelques vues des Établissements Mariani à Neuilly-sur-Seine (France) au XIXe, XXe et XXIe siècle.

Publié le 30 avril 2015

Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

Publié le 31 mars 2015

Mariani et la publicité : l’exemple des suppléments.

Publié le 1 er mars 2015

Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

Publié le 2 février 2015

Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

Publié le 28 janvier 2015

Angelo Mariani et les Présidents de la IIIe République française.

Publié le 28 décembre 2014

Mariani et la publicité en France et dans le monde.

Publié le 28 novembre 2014

Louis Oscar Roty

Publié le 12 septembre 2014

Isabelle Chapusot

Publié le 10 août 2014

Xavier Paoli

Publié le 29 juin 2014

Présentation des principaux personnages amis d’Angelo Mariani présents lors de l’inauguration de la fontaine : la Siagnole en bronze réalisée par Théodore Rivière à Valescure (Saint-Raphaël) en février 1905.

Publié le 31 mai 2014

Une brève histoire de la Fontaine dite la Siagnole à Valescure commune de Saint-Raphaël (Var).

Publié le 21 avril 2014

Célébration du centenaire de la disparition d’Angelo Mariani.

Publié le 10 avril 2014

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Publié le 7 avril 2014

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L’origine de cette photographie provient d’une revue intitulée : La Marmite républicaine en 1901. Ouvrage rare non mis dans le commerce, mais qui permet d’apprendre qu’Angelo Mariani était un républicain. Les auteurs de ce cliché sont de la maison Braun Clément et compagnie et édité par les frères Protats. Elle fut publiée aussi aux États-Unis dans l’ouvrage de MORTIMER, W. Golden, Peru : History of coca, New York, J.H. Vail, 1901.

Angelo Mariani et la lucarne d’internet.

   Au niveau des vues effectuées par les internautes de notre planète, cela se résume de la façon suivante : il y a eu un peu plus de 17 000 vues pour environ 8 000 visiteurs. Si l’on veut être plus précis, cela nous donne pour 2014 : 968 vues. 2015 : 4 347 vues. 2016 : 9 847 vues et pour 2017 : 1 917 vues. À cela s’ajoute le fait qu’à peu près 13 924 vues l’ont été de France. Soit un pourcentage de 80 % pour ce blog. À contrario les 20% restant correspondent au reste du monde avec une grande partie pour les États-Unis. Enfin si l’on veut affiner les choses, cela fait une moyenne quotidienne (sur 24 heures) de 7 visiteurs chaque jour ou plus ou moins 16 vues qui se sont intéressés à l’histoire et l’oeuvre d’Angelo Mariani. Cela restera notre principal motif de satisfaction avec le 23 février 2017 et ses 157 vues.

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   Profitons aussi de cette opportunité pour rappeler le fait que ce blog est né après la création, en Bretagne, de la lettre semestrielle de quatre pages éditée depuis 2004 par la Société des Amis d’Angelo Mariani. Et que nous en sommes en ce début de mars 2017 arrivés à son 22e numéro.

   Après les quelques notions positives (nous avons aussi aidé sur le seul aspect historique à la renaissance du Vin Mariani à la coca par Christophe Mariani en décembre 2016 à Ajaccio), passons maintenant aux points négatifs.

   Soyons honnêtes avec nous-mêmes, tout d’abord. Notre but premier était la dénomination d’une rue, d’une avenue, d’une ruelle, puis d’un square, d’un rond-point, d’un immeuble, d’un lieu dit, d’une salle de musée, d’un arbre à la mémoire d’Angelo Mariani. Mais le résultat fut sans appel : rien au final. Prenons alors un autre exemple d’un point de vue patrimonial. À Saint-Raphaël département du Var, tout a disparu ou presque, de la magnifique villa Andréa. Il ne reste plus rien de cette demeure qui reçut les plus grands de ce monde et qui fut pour partie à l’origine aujourd’hui de la marque mondiale la plus connue de la planète en ce XXIe siècle. Pas même une plaque d’information en cet endroit pour informer les touristes. Encore moins le nom d’une rue à son patronyme dans la commune. Ni d’ailleurs dans aucune ville ou village sur le continent européen, ni même en Corse son île adorée par-dessus tout.

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Le nec plus ultra en Corse, fut même dans nos rêves, une plaque bilingue tant en français qu’en langue corse avec des mots sobres comme : Strada Anghjulu Francescu Mariani (1838-1914).

   Pas de dénomination non plus, de parcs, d’écoles de musique et/ou de peintures, de théâtres à son nom. Ni de timbre à son effigie. Étonnant ? Alors pourquoi un tel oubli ? On est vraiment en droit de se poser cette légitime question. Oui pourquoi ce silence sur le vieux continent ? Aucune biographie concernant Angelo Mariani n’avait vu le jour jusqu’en 2001 avec L’Histoire de la première boisson à la coca par Jean-Michel et Toussaint Alessandrini, Editions Stamperia Sanmarcelli, Biguglia. Sans oublier un documentaire de télévision : Les caprices de Mariani, de Jean Luc Delmon-Casanova, France/couleur/52 minutes en 2008. Mais après tout qui sait, si un jour, cette injustice mémorielle sera enfin réparée. Car Angelo Mariani, fait partie, non seulement, de notre patrimoine hexagonal, mais aussi, et surtout celui de la Corse et de tous les hommes de bonne volonté. Mariani est, en outre, aux antipodes de l’individu sans passé. Sa vie mérite d’être relatée.

   C’est ainsi que nous avons souhaité par ce blog en 2014 permettre une plus grande connaissance de ce corse humaniste et ouvert aux autres vers l’extérieur. Et par là même de retracer son fabuleux destin pour l’humanité. Ou comment un homme ordinaire a-t-il pu vivre une histoire si extraordinaire. Il semble ensuite avoir été placé de manière plus certaine dans les oubliettes de l’histoire. Car qui se rappelle qu’au début de cette formidable histoire et donc celle de de grande maison américaine de boisson, c’est ce simple pharmacien corse qui a fait connaître au monde la feuille de coca1. Peut-être que ce modeste blog ouvrira de nouvelles voies afin que les futures générations puissent apprécier à sa juste valeur la trajectoire de cet humaniste, de ce mécène et amateur d’arts à vrai dire, bien peu banal.

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The New York Times. Gravure de MORTIMER, W. Golden parue dans l’édition du 25 décembre 1898.

   En conclusion, on n’a pas su vraiment faire bouger « les lignes » sans mauvais jeux de mots parmi les diverses entités municipales contactées un peu partout en Europe lors de cette décennie écoulée. Même chose avec les pièces et autres billets de banque issus de monnaies locales et/ou solidaires. Là encore on n’a pas été bon au niveau du résultat. Chose identique avec l’idée d’un documentaire historique retraçant le parcours d’Angelo Mariani. On n’a pas su convaincre divers groupes télévisuels rencontrés pour ce projet. En fin de compte, assez peu d’objectifs ont été atteints. Pourquoi ? Difficile de répondre à cette interrogation. Si d’aventure par contre la donne était amenée à changer, ce blog se ferait un plaisir de vous l’annoncer en priorité, ainsi qu’à l’arrière-petite-fille d’Ange-François Mariani, une personne qui nous est chère, prénommée Marie-Ange.        A.D

  1.  Aujourd’hui ce noble combat politique pour la respectabilité de la feuille de coca à l’échelle internationale a été repris en ce XXIe siècle par M. Evo Morales Ayma, Président de l’État Plurinational de Bolivie, sans oublier son vice-ministre M. Felipe Caceres Garcia.

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911. Mariani est âgé de 73 ans.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

 

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Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse d’Ajaccio Séverin Cafferra (1863-1930).

Séverin à la ville.

Séverin à la ville.

   En 1892, le mercredi 29 juin en pleine gloire Angelo Mariani décide de faire jouer chez lui au 11 rue Scribe à Paris, un pantomime intitulé : La fleur de Coca. Cette représentation théatrale a lieue, en soirée devant quelques amis triés sur le volet. Cette pièce de théâtre fut écrite en vers par MM. Paul Arène (1) et Gustave Goetchy accompagnés par une musique de Léopold Gangloff, avec des décors de Charles Toché et les costumes de Paul Donny. Elle met en scène une colombine interprétée par Mlle Madeleine Dowe et un pierrot dénommé Séverin Cafferra (2) qui vont solutionner leur problème en buvant tout simplement un petit verre de Vin Mariani.

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Portrait de Séverin en Pierrot par Félix Valloton.

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Séverin et son magnifique jeu de mains.

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Melle Dowe et Séverin chez Angelo Mariani.

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Quand Séverin boit un verre de vin Mariani.

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Quand Séverin boit directement le vin Mariani à la bouteille.

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On observe que Séverin prend bien soin de mettre en évidence la bouteille Vin Mariani et son étiquette…

severin13   Les origines de la pantomime remontent à l’antiquité. C’est à Rome qu’elle voit le jour de façon certaine, puis se répand dans toute l’Europe méditerranéenne. La pantomime est une forme d’expression corporelle par gestes seulement : mimiques, mouvements, attitudes corporelles et parfois acrobaties. Le mime français Marceau en a été l’un des plus célèbres représentants à la renommée mondiale. La pantomime est parfois accompagnée de musique. Au début du 19e siècle, Jean-Gaspard Deburau crée à Paris le personnage de Pierrot repris par son fils Jean-Charles Deburau (3) qui vers 1850, après le décès de son père en 1846, forme à Marseille Louis Rouffe. Ce dernier initie à son tour Séverin (Séverin Cafferra, né en Corse). La pantomime a la particularité d’être un art populaire créatif issu d’une certaine manière de la Commédia. Marseille devient donc ipso facto la capitale du mime. Avec la disparition de Louis Rouffe en 1885, c’est également celle de la pantomime dans cette ville. Séverin Cafferra, va ensuite connaître la gloire en exerçant son art à Paris. En 1929, il publie chez Plon ses souvenirs, L’homme blanc, Souvenirs d’un Pierrot, introduction et notes de Gustave Fréjaville où il évoque cette fameuse soirée du mercredi 29 juin 1892.

severin1   On sait que les privilégiés qui purent assister à cette unique représentation furent entre autre sa fille Andréa, son fils Jacques mais aussi Catulle Mendes, Sylvain, Melle Moreno, Madame Isabelle Chapusot, Xavier Paoli, Armand Silvestre et Paul Arène.

   À la sortie de l’ouvrage, en 1929, Gustave Fréjaville le préfacier enverra le livre avec sa carte de visite personnelle à Jacques Mariani à Neuilly-sur-Seine. Une façon élégante, à noter, de remercier à posteriori Angelo Mariani pour son aide dans sa carrière professionelle. Sur la carte de visite manuscrite de Gustave Fréjaville, était portée l’inscription suivante au tampon : « De la part de Séverin éloigné de Paris ». Le livre avec la carte de visite pris ensuite sa place dans l’immense bibliothèque familiale Mariani.

Séverin à la renommée internationale.

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Quand Séverin l’Ajaccien était tête d’affiche aux Folies Bergère.

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Source : Bibliothèque collection digitale de Washington D.C, USA.

    Angelo Mariani déclinera par la suite, une nouvelle fois cette forme de communication afin de vanter son célèbre breuvage notamment par le biais de cartes postales comme support.

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Le soldat réconforté par une bonne soeur et une bonne bouteille de vin Mariani.

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Le malade réconforté par une bonne soeur et aussi par une bonne bouteille de vin Mariani, placé en premier plan sur la table de chevet.

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Le même malade toujours réconforté par une bonne soeur et aussi par une bonne bouteille de vin Mariani, placé en premier plan sur la table de chevet. Les autres flaçons soit une concurrence possible ont disparus.

Même chose avec certaines publicités Mariani.

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Album Mariani Tome 6. Dessin d’Eugène Murer.

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Dessin de Louis Trinquier Trianon.

(1) Paul Arène a déjà écrit plusieurs pantomimes comme celui de La statue aux Édition : A. Leduc, 1889, Paris.
(2) La fleur de Coca. Pantomime joué à Paris. Il fut imprimé sous forme de livret par les Éditions Silvestre, 1892 avec 12 belles reproductions photographiques en noir et blanc de Séverin et Mlle Dowe dans les rôles de Pierrot et Colombine. C’est un beau fascicule devenu collector et considéré comme publicitaire pour le vin tonique à base de Coca d’Angelo Mariani.
(3) Charles Deburau, qui va reprendre le rôle de Pierrot, est photographié à de multiples reprises par Nadar sous la dénomination Têtes d’expressions. Ce travail sera récompensé en 1855 à l’Exposition universelle de Paris.

   Si on veut aller plus loin dans la compréhension du pantomime, on se doit de lire, nous semble-t-il, Maurice Lefèvre, « La pantomime », Revue d’art dramatique, mai 1892, p. 257-268 et Arnaud Rykner (dir.), Pantomime et théâtre du corps. Le jeu du hors-texte, Rennes, 2009, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Le Spectaculaire ».

   Au niveau des visites pour ce blog, l’évolution est positive. En 2014, nous étions à 969 visiteurs et pour l’année 2015 qui se termine, nous sommes passés à 4 520. Soit un total approximatif de 5 500 observateurs pour une vingtaine d’articles publiés dont voici la liste ci-dessous. Espérons que 2016 connaîtra la même dynamique. Autre point en cette fin d’année 2015, nous tenons à saluer un ami Corse, ainsi que sa famille qui ont la particularité de m’avoir invité à observer sur l’île chez eux au calme leur magnifique collection privée de bouteilles Vin Mariani qui se compose non pas de quelques dizaines de récipients gravés Vin Coca Mariani et/ou Vin Mariani, les plus rares, mais de plusieurs centaines de bouteilles. Oui vous avez bien lu le terme de centaine. Merci encore à eux. En outre, il semblerait selon l’annonce récente du Président Bolivien Evo Morales (3 décembre 2015) reprise par la presse internationale qu’une équipe de scientifiques français aurait fait le déplacement à La Paz afin d’appuyer l’industrialisation de la feuille de coca dans ce pays, et ce à des fins médicinales. On attend avec impatience la publication de leur rapport et surtout leurs conclusions. Enfin, la lettre des amis d’Angelo Mariani se rapproche du 20e numéro. Il aura dans sa prochaine publication pour article central, la réelle valeur d’une bouteille Mariani, de nos jours, qui disons le tout de suite est bien loin des 250 000 euros revendiqués par quelques individus à la recherche d’une bonne affaire ?                           A.D

Liste des articles du blog consacré à Angelo Mariani :

Décembre 2015 : Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse Séverin Cafferra (1863-1930).

Novembre 2015 : Roland Garros et Angelo Mariani.

Octobre 2015 : La villa Andréa de Valescure à Saint-Raphaël (Var), propriété d’Angelo Mariani.

Septembre 2015 : Angelo Mariani et ses principaux concurrents à la fin du XIXe siècle.

Juillet 2015 : Bastia et la Corse : hauts lieux de la conception de la première boisson à la coca inventée par Angelo Mariani et son père François Xavier.

Juin 2015 : Mariani (déc 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

Avril 2015 : Quelques vues des Établissements Mariani à Neuilly-sur-Seine (France) au XIXe, XXe et XXIe siècle.

Mars 2015 : Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

Février 2015 : Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

Janvier 2015 : Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

Décembre 2014 : Angelo Mariani et les Présidents de la IIIe République française.

Novembre 2014 : Mariani et la publicité en France et dans le monde.

Octobre 2014 : Julius Jaros : un homme discret et efficace ou l’ombre américaine d’Angelo Mariani.

Septembre 2014 : Louis Oscar Roty.

Août 2014 : Isabelle Chapusot.

Juin 2014 : Xavier Paoli.

Mai 2014 : Présentation des principaux personnages amis d’Angelo Mariani présents lors de l’inauguration de la fontaine la Siagnole en février 1905.

Avril 2014 : Une brève histoire de la Fontaine dite la Siagnole à Valescure commune de Saint-Raphaël (Var).

   Profitons enfin de cette occasion pour mettre en ligne la liste des articles version papier de la lettre de la Saam (Société des Amis d’Angelo Mariani) consacrés à Angelo Mariani et ce depuis juin 2004.

Octobre 2015, n°19 : Les premiers concurrents au XIXe siècle du vin Mariani.

Février 2015, n°18 : Plusieurs portraits d’Angelo Mariani.

Octobre 2014, n°17 : Isabelle Chapusot.

Février 2014, n°16 : Ferdinand Roybet et Angelo Mariani.

Octobre 2013, n°15 : Les formes peu académiques parfois de la publicité Mariani.

Mars 2013, n°14 : Une rencontre avec l’Ambassadeur de l’État plurinational de Bolivie en France.

Novembre 2012, n°13 : Une photographie encore quelque peu mystérieuse.

Octobre 2011, n°12 : L’érotisme dans l’œuvre d’Angelo Mariani. (2eme partie).

Décembre 2010, n°11 : L’érotisme dans l’œuvre d’Angelo Mariani. (1er partie).

Janvier 2010, n°10 : Un portrait d’Angelo Mariani par Carolus Duran.

Juillet 2009, n°9 : L’histoire mouvementée de la fontaine dite de la Siagnole à Valescure, Saint-Raphaël, Var. (2eme partie).

Décembre 2008, n°8 : L’histoire mouvementée de la fontaine dite de la Siagnole à Valescure, Saint-Raphaël, Var. (1er partie).

Février 2008, n°7 : Les suppléments illustrés des figurines contemporaines par Pierre Julien. (2eme partie).

Juillet 2007, n°6 : Les suppléments illustrés des figurines contemporaines par Pierre Julien. (1er partie).

Octobre 2006, n°5 : Horace Mariani et la Normandie.

Janvier 2006, n°4 : L’église catholique, les Papes et Angelo Mariani.

Septembre 2005, n°3 : Angelo Mariani et les cartes postales.

Décembre 2004, n°2 : Angelo Mariani et la Bretagne.

Juin 2004, n°1 : Angelo Mariani, une association culturelle et une lettre d’information ; la Saam (Société des Amis d’Angelo Mariani).                           A.D

Pour plus d’informations,  Cf, les livres suivants :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa juin 2014 Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86. Et aussi sur le site Amazon.fr. Sans oublier : Cocaïne histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015 ou dans lequel un chapitre est consacré à Angelo Mariani.

Cocaïne histoire mondiale d'une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.

Mariani (déc 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

   Tout d’abord il nous semble opportun de préciser que la construction de ce texte est due en grande partie aux travaux du regretté Vincent Armendares et de son épouse Carmina parus dans la revue : La France latine. Ensuite nos remerciements vont à M. l’étudiant en archéologie guide conférencier à Maillane et à M. Alain Barnicaud, conservateur au magnifique palais du Roure dans la très belle ville d’Avignon qui nous a permis d’observer et d’étudier 14 lettres de Mistral à Mariani (datée entre mai 1897 et juin 1910). Merci aussi pour son accueil en ce lieu chargé d’histoire. Sans oublier enfin M. Gérard Baudin, le spécialiste reconnu de Frédéric Mistral, et qui dirige de nos jours le conservatoire documentaire et culturel basé à Marseille.

un portrait de Mistral paru en 1892 dans les pré-albums Mariani accompagné d'un poème à la gloire du vin Mariani.

Un portrait de Mistral paru en 1892 dans les pré-albums Mariani accompagné d’un poème à la gloire du vin Mariani.

Couverture de 1892 pour l'album Mariani.

Couverture de 1892 pour l’album Mariani.

La rencontre :

   Est ce que tout débute en novembre 1891, date qui correspond à la première lettre connue entre Mariani et Mistral selon les archives de Maillane ? Ou bien encore plus tôt ? Sachant que la première publication officielle de Mistral par Mariani remonte à la 2eme série d’août 1892 dans les pré-albums soit plus d’un an avant la version officielle et définitive pour le grand public de novembre 1893 tome 1. (Il y aurait plus d’une centaine de lettres d’Angelo Mariani à l’attention de Frédéric Mistral et vis versa dans les archives de Maillane entre la période de novembre 1891 à décembre 1913, mais que nous n’avons pas pu encore observé à ce jour).

   En février 1895, Mistral se rend chez Mariani à Paris au 11 rue Scribe près de l’Opéra. C’est le pied-à-terre parisien du poète. Mariani en profite pour lui offrir sa boutonnière d’officier de la Légion d’honneur car Mistral ne l’a pas. Il ne sait pas où acheter le ruban en question dans la capitale. La relation s’intensifie entre ces deux grandes personnalités.

DR: Cette photographie représentant Mistral et Mariani, ensemble, a semble-t-il été prise par Florent Miesienski à Arles le 24 décembre 1906.

DR: Cette photographie représentant Mistral et Mariani, a semble-t-il été prise par Florent Miesienski à Arles le 24 décembre 1906.

   Mariani veut représenter en outre ses amis par des statuettes en bronze. Son projet prend de l’ampleur grâce à la collaboration d’un grand sculpteur en devenir : Théodore Rivière (sept 1857-nov 1912). Il sollicite par ailleurs Frédéric Mistral pour l’écriture d’un conte à la gloire de la coca. Le poète accepte.

Édition populaire de format in-32, Huit Contes à Mariani. 1896.

Édition populaire de format in-32, Huit Contes à Mariani. 1896.

Conte de Mistral avec plusieurs illustrations de Robida intitulé : Les Secrets des Bestes.

Conte de Mistral avec plusieurs illustrations de Robida intitulé : Les Secrets des Bestes.

   On voit aussi dans le journal provençal l’Aïoli dirigé par Mistral apparaître des publicités en langue provençale vantant les bienfaits du Vin Mariani à la coca dou Pérou.

Publicité Vin Mariani en langue provençale parue dans le journal L'Aïoli.

Publicité Vin Mariani en langue provençale parue dans le journal L’Aïoli.

   Le 28 décembre 1900, la statuette de Mariani en plâtre enfin réalisée par Théodore Rivière arrive au domicile de Mistral. Au début du mois de mars 1901, c’est au tour de la statuette de Mistral de se retrouver dans la demeure du Maître. Deux mois plus tard, la même statuette mais cette fois-ci en bronze débarque à Maillane.

Statuette d'Angelo Mariani réalisée par Théodore Rivière présente à Maillane.

Statuette d’Angelo Mariani réalisée en 1900 par Théodore Rivière et présente à Maillane.

   Échange de bon procédé entre les familles Mistral et Mariani en mars-avril 1903, avec Jacques Mariani qui vient s’installer quelques jours chez Mistral. Il fait de nombreuses photographies du maître.

Mistral à côté des nombreuses statuettes placées sur la cheminé.

Mistral à côté des nombreuses statuettes placées sur la cheminé près de son bureau et de sa bibliothèque.

De nos jours en 2015.

De nos jours en 2015.

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Gravure réalisée à partir d’une photographie de Nadar représentant le statuaire Théodore Rivière. Iconographie parue dans le tome IV des Albums Mariani en 1899.

   À cette même période Angelo Mariani propose d’offrir un tableau dénommé : « l’Empereur du Soleil » réalisé par Charles Toché (juillet 1851-août 1916) et représentant Frédéric Mistral afin que cette œuvre soit présente à Maillane. (Cette peinture est toujours présente en ce lieu et plus particulièrement dans le salon du maître). En décembre 1904, Mistral connaît la consécration tant en France qu’au niveau international par l’obtention du prix Nobel de littérature. Mariani a oeuvré dès 1901 en cela.

Extrait du Le Petit Journal en date du 25 décembre 1904.

Extrait du quotidien Le Petit Journal en date du 25 décembre 1904.

    Mistral n’hésite pas de son côté à offrir en 1906, à Angelo Mariani un exemplaire de Mireille en édition de grand luxe sur papier japon (Hachette) avec des eaux-fortes et vignettes d’Eugène Burnand et les encadrements en couleurs d’Henri-Léon Pallandre. Qui le fait aussitôt relier par Charles Meunier. A cela s’ajoute un autographe personnel de Mistral à Mariani dans l’ouvrage : « Transcrit pour mon ami Angelo Mariani en communication et souvenir reconnaissant de la médaille (or, argent et bronze) qu’il fit graver pour moi par Georges Dupré, en l’an de grâce 1906. F. Mistral. Maillane, Provence, 3 décembre 1906. Cela amène Angelo Mariani à faire encastrer les trois médailles en métal gravé reproduites à partir des médailles originales dans la reliure. Cette pièce d’orfèvre, signée Dupré (Oct 1869- juin 1909), fut frappée en bronze, argent et or (65 x 55 mm). Sur l’avers : A Frederi Mistral ses amis ses admirateurs. Sur le revers : O santi Mario …“.

DR : Collection Gérard Baudin.

DR : Collection Gérard Baudin.

DR : Collection Gérard Baudin.

DR : Collection Gérard Baudin.

   L’initiateur de ce projet est là encore Angelo Mariani. Cette médaille présente un avers en deux états : l’un, Frédéric Mistral coiffé de son chapeau, l’autre en tête nue. Le revers de chaque état rend hommage à Mireille. Le tirage initial fut très restreint (50 argent et 100 bronze). Dans un courrier d’Angelo Mariani du 19 octobre 1906, ce dernier explique à Mistral qu’il va se rendre à Maillane une demi-journée afin de lui remettre directement la plaquette en or que Dupré vient de frapper. Mistral par la suite en achète huit en bronze quatre avec chapeau quatre sans. Ces pièces furent placées au Muséon Arlaten dans une vitrine sécurisée dénommée Angelo Mariani sur insistance de Mistral. En effet c’est Angelo Mariani qui finança là encore à titre gracieux ce meuble. Mais le 16 mai 1911, des voleurs s’emparèrent de tous les objets de valeur (parures en or, diamants, une couronne de vermeil, médailles de Dupré, insignes et objets divers en l’honneur du vin Mariani gravé par Oscar Roty). Ces trésors disparaissent à tout jamais.

   Le 8 septembre 1908, Mariani déjeune à Arles à l’hôtel du Forum avec Mistral et son épouse, accompagnés de Théodore Rivière, de Folco de Baroncelli, de Madame Jeanne de Flandreysy et Jean Charles-Roux à l’occasion du 78e anniversaire du poète.

Mistral et le vin Mariani.

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Représentation d’une bouteille vin tonique Mariani.

    Mistral est un bon connaisseur du breuvage Mariani. Nous savons à la lecture d’un courrier qu’au début de l’année 1906, Angelo Mariani fait remettre des verres gravés par Oscar Roty avec « une petite provision annuelle de vin de coca ». Selon une autre lettre en date du 19 août 1908, et signée de Piory responsable commercial des Établissements Mariani, on apprend qu’Angelo Mariani a fait parvenir : « 30 flacons de vin Mariani, mais aussi 6 litres d’Élixir de la réserve personnelle de M. A. Mariani et qui a environ 10 ans de fût et une boîte de cigares de sa marque ». Le 17 mars 1911, une nouvelle missive encore signée de Piory pour Mariani nous indique que ce dernier transmet cette fois-ci : « une caisse contenant 60 bouteilles de Vin Mariani, une autre de 30 bouteilles et 150 flacons échantillon ». Et Mistral l’en remercie aussitôt par retour de courrier du 26 du même mois. Un peu plus tard en septembre de la même année on apprend que Mariani envoie à Maillane « plusieurs bouteilles de Cognac et des bonbons Gismonda au vin Mariani ». Cette habitude se perpétue au moins jusqu’en février 1913 et on constate que les bonbons au vin Mariani sont à l’attention en réalité de Mme Mistral née Marie Rivière (fév 1857-fév 1943).

une bouteille bien mise en évidence pour la photographie parue dans la revue : les Annales politiques et littéraires n° 1451 du 16 avril 1911 afin d'illustrer un texte intitulé : Le Voyage d'Art en Provence de jules Clarétie.

une bouteille bien mise en évidence pour la photographie parue dans la revue : Les Annales politiques et littéraires n° 1451 du 16 avril 1911 afin d’illustrer un texte intitulé : Le Voyage d’Art en Provence de Jules Clarétie.

   Au final de ce texte, on fait le constat que Mariani par ses multiples dons à Mistral était en fin de compte toujours présent à Maillane tant dans le bureau du Maître, que dans son salon ou bien encore dans sa cuisine.    A.D

La statue Mistral à Arles : une longue histoire.

  Le 19 décembre 1908 au siège de la compagnie générale transatlantique à Paris est installé comme président du comité pour l’érection d’une statue en l’honneur de Mistral : Jules Charles-Roux, ancien député de Marseille. L’idée de départ provient là encore d’Angelo Mariani avec la complicité de Jeanne de Flandreysy. Cette dernière est nommée vice-présidente aux côtés entre autres de Jules Clarétie. Angelo Mariani quant à lui et qui a déjà choisi le sculpteur, Théodore Rivière est désigné en qualité de trésorier afin de récupérer les fonds afférant à ce projet.

Statue de Mistral à Arles au début u XXe siècle.

Statue de Mistral à Arles au début du XXe siècle.

   En mai 1909, est érigée la statue de Frédéric Mistral à Arles. Le monument, qui comprend en outre un socle auquel est adjoint un médaillon de Mireille réalisé par Férigoule un statuaire local ancien directeur du musée d’Arles. Sur cette partie de l’oeuvre, on peut y lire le patronyme d’Angelo Mariani.

   Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 21 mars 1942, la statue est déboulonnée afin d’être fondue à la demande du ministère de la production industrielle du régime de Pétain en collaboration avec les autorités militaires allemandes. La tête de Mistral est découpée et sauvée discrètement par un dénommé Mugnani, ferrailleur marseillais de son état. La statue est reconstituée après guerre à partir d’une des maquettes en plâtre de Théodore Rivière. Elle est inaugurée à nouveau le 3 juillet 1948. C’était, il y a exactement 67 ans. A.D.

Statue de Mistral à Arles au début du XXIe siècle.

Statue de Mistral à Arles au début du XXIe siècle.

Pour plus d’informations,  Cf, les livres suivants :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa juin 2014 Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera. Christophe Canioni : 04 95 31 37 02. Et aussi sur le site Amazon.fr  et le très beau livre de Gérard Baudin consacré à Frédéric Mistral, paru en 2014 à Paris aux Éditions HC.

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Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

   Avec ce début de mois d’avril 2015, c’est bien évidemment le centenaire de la disparition d’Angelo Mariani qui se termine sous nos yeux. Nous profitons donc de l’occasion pour saluer les 1 999 visiteurs du blog qui se sont répartis sur  33 pays et territoires suivants :

Pays  Visites

France 1494
Allemagne 114
Canada 84
États-Unis 79
Italie 38
Belgique 11
Suisse 10
Royaume-Uni 8
Monaco 7
Argentine 7
Espagne 6
Algérie 4
Nouvelle-Calédonie 3
Autriche 3
République tchèque 3
Brésil 3
R.A.S. chinoise de Macao 2
Polynésie française 2
Malaisie 2
Portugal 2
Union européenne 2
Russie 2
Chili 2
Guadeloupe 1
Maurice 1
La Réunion 1
Liban 1
Madagascar 1
Thaïlande 1
Pays-Bas 1
Martinique 1

   Nous avons maintenant dans l’idée pour cette publication et les mois à venir, d’honorer sa mémoire par plusieurs éléments originaux qui démontrent l’intelligence créatrice de ce personnage. Pour cela nous utiliserons quelques illustrations parues soient dans ses albums et/ou dans ses suppléments illustrés. Bon voyage à toutes et à tous au travers de ces représentations artistiques.

Quelques images magnifiques peu connues vantant le vin Mariani :

Dessin de Jossot, paru dans le supplément des figures contemporaines de 1905, 9e série.

Dessin de Gustave Henri Jossot, paru dans le supplément des figures contemporaines de 1905, 9e série.

Dessin de Giraldon, paru dans le supplément du Journal de janvier 1902, 6e série.

Dessin d’Adolphe Giraldon, paru dans le supplément du Journal de janvier 1902, 6e série.

Dessin d'Olivier Merson, paru dans le supplément illustré Le Temps, avril 1897, 3e série.

Dessin d’Olivier Merson, paru dans le supplément illustré Le Temps, avril 1897, 3e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

 

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Gravure de Maxence paru dans Le petit Marseillais supplément illustré, janvier 1908, 12e série.

 

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Gravure de Georges Meunier paru dans les Figures contemporaines 1906, 11e série.

 

Quelques portraits peu connus d’Angelo Mariani en s’aidant du bulletin n° 18 des Amis d’Angelo Mariani de février 2015 :

 

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p1.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p1.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p2.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p2.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p3.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p3.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p4.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p4.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani représenté après son décès en 1925 dans le 14e album Mariani.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911. Mariani est âgé de 73 ans.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani est représenté par Albert Robida dans le conte intitulé Le cas du vidame par l’académicien d’Estampes publié en 1888.

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Gravure d’Angelo Mariani parue aux E.U à partir d’une photographie de Nadar.

 

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Cette photographie est parue dans l’ouvrage de William Golden Mortimer : Peru History of Coca ; The Divine Plant of the Incas Edition J.H. Vail, New York, 1901 et aussi la même année en France dans la revue La marmite. Angelo Mariani est âgé de 63 ans.

 

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À partir d’un tableau de Carolus Durand, gravure de Léonard Jarraud. Mariani est âgé de 71 ans.

 

Portrait d'Angelo Mariani réalisé par le graveur Mouchon 1912.

Portrait d’Angelo Mariani réalisé par le graveur Louis Eugène Mouchon 1912.

   En complément, il peut être intéressant de parcourir l’ouvrage suivant : Cocaïne, histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa qui a été présenté en avant-première durant le Salon du livre à Paris au stand de l’association des éditeurs Corses et celui de Jean-Pierre Lang et Guillaume Villemot intitulé : Nés en Corse ou L’extraordinaire aventure des inventions et des hommes qui ont changé la face du monde (et peut-être même celle de l’univers) paru aux Éditions des Immortelles, basées à Ajaccio. Dans chacun de ses deux ouvrages, un chapitre est consacré à Angelo Mariani.

Parc des Expositions, porte de Versailles à Paris.

Parc des Expositions, porte de Versailles à Paris.

Emplacement de l'association des Éditeurs Corses au parc des expositions.

Emplacement de l’association des Éditeurs Corses au parc des expositions, mars 2015.

 

Vue partielle du stand des Éditeurs Corse.

Vue partielle du stand des Éditeurs Corses.

 

Vue partielle du stand des Éditeurs Corse.

Vue partielle du stand des Éditeurs Corses.

Cocaïne histoire mondiale d'une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.

Cocaïne histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.

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Nés en Corse ou L’extraordinaire aventure des inventions et des hommes qui ont changé la face du monde (et peut-être même celle de l’univers) de Jean-Pierre Lang et Guillaume Villemot et paru en juin 2014 aux Éditions des Immortelles, basées à Ajaccio.

A.D

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpegAngelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera. Christophe Canioni : 04 95 31 37 02. Et aussi sur le site Amazon.fr

 

 

 

Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

   À la fin du XIXe siècle, un curieux remontant médicinal fait son apparition sur le marché parisien. Il s’agit d’un mélange à base de vin de Bordeaux et de feuilles de coca. Il remporte ipso facto un franc succès sous le nom de : Vin Mariani. Nous sommes à la fin de l’année 1871, au sortir de la guerre contre les Prussiens. Son inventeur, un corse originaire d’un très beau village dénommé Péro-Casavechie, est un personnage hors du commun, grand thuriféraire de la coca devant l’Éternel.

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Angelo Mariani agé de 28 ans. Photographie réalisée par Nadar.

   Il fut aussi sans le savoir et de manière bien involontaire, au départ de la très célèbre boisson américaine : Coca-Cola. En effet, son breuvage Mariani (le vin à base de coca) servit de concept de base (French wine coca) pour le pharmacien John Pemberton à Atlanta (USA). Eh oui, le Coca-Cola symbole de l’Amérique ou même titre que la statue de la Liberté (1) a bien une origine française. Et ce, bien qu’aujourd’hui cette multinationale U.S, tait son origine…mais Mariani, ce n’est pas que cela ! C’est surtout le mécène providentiel pour bon nombre d’artistes français ou non (peintres, écrivains, sculpteurs, poètes, graveurs, musiciens, dessinateurs, chanteurs) au début du XXe siècle… N’oublions pas enfin qu’il fut l’un des tout premiers publicistes en France (2).

   D’ailleurs une multitude d’objets publicitaires à la consécration d’Angelo Mariani se font jour. Que dire en effet de son don pour la réclame ? Outre sa célèbre série de figures contemporaines (3) qui réunit les plus grandes personnalités de la belle époque, il lance sur le marché en parallèle à son vin d’innombrables produits dérivés à vocation sanitaire. C’est ainsi que voit le jour un thé Mariani connu sous le vocable d’extrait concentré de coca, mais aussi des pâtes toniques et pectorales (losange de gomme, de sucre et de coca) et les pastilles Mariani (composées de 2 milligrammes de cocaïne associée à de la gélatine) sans oublier un élixir (plus alcoolisé et contenant trois fois plus de cocaïne).

Boite en inox au fond vert et à la caligraphie en or produite par la pharmacie d'Angelo Mariani située 41 bld Haussmann à Paris afin d'emballer une pâte tonique et pectorale à la coca du Pérou.

Boite en inox au fond vert et à la calligraphie en or produite par la pharmacie d’Angelo Mariani située 41 bd Haussmann à Paris pour emballer une pâte tonique et pectorale à la coca du Pérou.

Terpine Mariani à la coca. Produit composé notamment de 40 % d'alcool et de 5,6 % de coca

Terpine Mariani à la coca. Produit composé notamment de 40 % d’alcool et de 5,6 % de coca.

   Mariani n’hésite pas non plus dans la foulée à acheter des pages entières de suppléments (4) dans divers journaux comme Le Gaulois, ou bien encore Le Temps et Le Figaro afin d’informer le grand public de l’existence de son célèbre vin médicinal aux feuilles de coca.

Supplément illustré Le Gaulois, novembre 1908, treizième série.

Supplément illustré Le Gaulois, novembre 1908, treizième série, avec en première page le Président argentin : Figueroa Alcorta.

   Il poursuit son offensive commerciale et culturelle par l’édition d’ouvrage à la gloire de ce végétal sous la forme de contes. C’est la création de buvards frappés du nom de son entreprise et surtout une série de 150 cartes postales à la gloire de son vin. Cet élément publicitaire créé en 1910 était destiné à être expédié par la poste en cinq pochettes contenant un jeu de trente cartes. De type monochrome, ces cartes étaient distribuées en grandes quantités. L’ensemble étant vendu au prix modique de dix centimes de l’époque. Très rares sont les cartophiles de nos jours qui peuvent prétendre être en possession de la totalité de ces cartes postales (5).

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Carte postale illustrant les travaux du statuaire Louis Noël.

CPA enveloppe b DNB   Mieux, Angelo Mariani propose de surcroît des enveloppes recouvertes de publicités à la gloire de son vin. Ces plis publicitaires légalement utilisés par la poste reprenaient entre autres la représentation d’un enfant s’abreuvant du divin produit…

enveloppe a DNBEt cela allait jusqu’au niveau du timbre….

Timbre CPA enveloppe b DNB   À ce stade de notre étude, n’oublions pas l’importance tout d’abord d’Émilie Robida qui illustrera plusieurs ouvrages comme Le château de la grippe, écrits par son père Albert Robida, aux Éditions Henry Floury (Paris) en 1904, pour la célèbre collection  Contes à Mariani.

 Couverture du conte intitulé : Le château de la grippe.


Couverture du conte intitulé : Le château de la grippe.

 Page intérieure de présentation.


Page intérieure de présentation.

 Une illustration parmi d'autres réalisée par Emilie Robida.


Une illustration parmi d’autres réalisée par Émilie Robida.

   Sans oublier l’historienne Mme Françoise Escoffier Robida (1991-2006) que nous avons eu le grand plaisir de rencontrer à plusieurs reprises. Notons que cette dernière publiait dès 1967 un court texte fondateur sur l’existence d’Angelo Mariani dans le cadre d’un catalogue pour le musée Roybet-Fould (6). N’oublions pas non plus les apports de Frédéric Robida. En avril 1976, il rédige dans la revue Le vieux papier un très beau texte de quatre pages intitulé : Mariani Angelo (1838-1914) mécène de la publicité (7). À cela, s’ajoute le fait que le 23 mars 1987, à l’Hôtel Drouot à Paris, la collection particulière de livres anciens et modernes d’Angelo Mariani était vendue. À cette occasion, plusieurs aquarelles originales d’Albert Robida changèrent de mains.

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Portrait Albert Robida. Gravure sur bois par Brauer, 1894. Album Mariani, Tome 1.

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Gravure publicitaire de Robida parue dans le tome 1 de l’album Marini en 1894.

   Enfin peut-être est-il bon de savoir que la réserve spéciale de la Bibliothèque Nationale de France détient toujours à ce jour deux dessins de Robida qui n’ont pas encore officiellement édités : À savoir : « Le crime illustré/les forfaits de la coca (avec Mariani aux fers) » et : « Une forteresse avec une banderole : Vin Mariani, se défend en versant des bouteilles de Mariani contre les monstres assaillants, c’est-à-dire les maladies ». Au pied et sous le titre : « À l’assaut ! Quand la forteresse est approvisionnée de vin Mariani, la féroce anémie et tout le corps d’armée peuvent rôder autour des murailles et grincer les dents tout à leur aise, rien à mordre ! ».

A.D

(1) « La coca semble grandir toutes vos facultés, il est probable que si je l’eusse connue il y a vingt ans, la statue de la Liberté aurait atteint une centaine de mètres ! » s’est un jour exclamé le sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi. Il s’en est fallu de peu que le phare de l’île de Bedloe (46 mètres) à New York ne fût construit par un adepte du vin Mariani.

(2) « Mariani Angelo (1838-1914) mécène de la publicité », par Fred Robida, Le Vieux Papier, avril 1976.

(3) « Suite aux 14 albums Mariani », par Paul Vital-Durand, Le Vieux Papier, juillet 1980 et « Le vin Mariani » par Louis Cotinat, Le Vieux Papier, octobre 1976. Ces albums Mariani réunissent plus de mil signatures et portraits dans un ensemble de 14 ouvrages.

(4) Ces suppléments sont des fascicules gratuits de quatre, huit et parfois seize pages à la gloire du vin Mariani.

(5) Ces cartes postales au format (9×14) sont très recherchées par les collectionneurs. Une série complète en 2012 se négociait aux alentours de 4 000 euros.

(6) Poisson, Florence et Escoffier-Robida, Françoise, La peinture comme l’aimaient nos grands-pères raconte l’histoire de l’orphelinat des Arts : [exposition] : Courbevoie, musée Roybet-Fould, 16 décembre 1967-31 janvier 1968, Éditions Les Presses Artistiques à Paris.

(7) Le Vieux Papier, Tome 28, fascicule 260, avril 1976.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

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Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca.

Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia.

5 boulevard Hyacinthe de Montera.

Christophe Canioni : 04 95 31 37 02.

Et aussi sur le site Amazon.

Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

   En préambule tout d’abord à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2015. Ensuite nous avons décidé d’améliorer et d’actualiser un texte paru en novembre 2012 dans la revue Le Téléphonoscope n° 19 de l’association des amis d’Albert Robida et intitulé : Angelo Mariani, promoteur de vin à la coca.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012. Couverture et sommaire.

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Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 33.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

   Dans cette logique on présentera maintenant ce nouveau texte composé d’éléments nouveaux en deux parties (janvier et février 2015).

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   Lorsque l’on s’intéresse à l’œuvre gigantesque d’Albert Robida (1), on s’aperçoit assez régulièrement qu’apparaît dans son sillage, le nom d’Angelo Mariani. Et ce, sur une très longue période. Chose d’ailleurs d’autant plus étonnant, que ce dernier est considéré à son époque comme un simple aide-pharmacien corse et négociant en vin médicinal installé à Neuilly-sur-Seine. En clair, un homme d’affaires. Bien loin du milieu artistique et intellectuel de la Ville lumière. Comment donc ces deux hommes, que tout oppose, vont-ils malgré tout, se rencontrer et surtout sympathiser sur plus d’un demi-siècle (2) ?

Angelo Mariani, agé de     et photographié par Nadar.

Angelo Mariani, agé de 40 ans  et photographié par Nadar en 1878.

Gravure réalisée par Lalauze en             représentant Albert Robida.

Gravure à l’eau forte réalisée par Adolphe Lalauze et représentant Albert Robida, en 1892.

   Tout a peut être débuté par le premier dessin connu publié par Albert Robida, à peine installé à Paris, en novembre 1866 dans Le journal amusant. Mariani est quant à lui déjà présent dans la capitale. C’est aussi un autodidactique. Il dévore la presse. Il choisit les personnes en avance dans leur temps et selon les mérites qui pourraient l’aider dans la connaissance de la plante coca en rapport à la santé. Surtout dans un but médiatique. Il sera ainsi l’un des éditeurs d’Albert Robida. Mieux Angelo Mariani deviendra le parrain républicain de Philippe, le premier fils d’Émilie Robida (3), fille d’Albert.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

   Et surtout Albert Robida dédicacera l’une de ses œuvres magistrales en 1890  (La Vie électrique : le XXe siècle à son ami : Angelo Mariani) tout en réalisant un ex-libris de toute beauté là encore à l’attention d’Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

   Sans parler des nombreuses publicités comme celles du 13 mars 1877, du 13 décembre 1902 publiées dans La vie parisienne.(Ci-dessous extrait).

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Extrait d’une publicité Mariani parue dans La Vie Parisienne du 13 mars 1877 et réalisée par Albert Robida.

   Tout comme aussi celle parue dans Le courrier français du 10 février 1895.

DSCF3840   Même logique en 1896 avec la publication d’un recueil de poésies intitulé : Le Parnasse hippocratique (4), tirés de différents auteurs parfois grivois « plus ou moins drolatiques sur les sujets hippocratiques de genres divers, hormis celui d’ennuyeux » selon son organisateur le Docteur Minime en réalité Auguste Lutaud illustré par Albert Robida. C’est ainsi que l’on peut y lire une très belle poésie dénommée La coca de Maurice Bouchor et y observer une magnifique bouteille de vin Mariani qu’il l’accompagne et dessinée bien entendu par Robida.

Mamacoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida.

MamaCoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida. En arrière plan on distingue les trois bateaux de l’expédition de Christophe Colomb à savoir La Pinta, la Nina et la Santa Maria.

    Mariani sait renvoyer l’ascenseur. Il contacte son ami américain, le New-yorkais William Golden Mortimer qui prépare un ouvrage sur la coca.

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William Golden Mortimer représenté dans la deuxième édition de la traduction française intitulée : Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Édition Maloine, Paris, 1904. À partir de son ouvrage intitulé : Peru : History of coca Edition J.H. Vail, New York, 1901.

   Mortimer dernier lui commande une illustration sur le thème de la rencontre de cette plante avec l’occident. Robida réalise cette commande en peu de temps. Et il ne va pas être déçu, car sa gravure va faire le tour de la planète par le biais de cet ouvrage en langue anglaise. Ce livre paraît en 1901. C’est en grande partie la consécration du travail de Mariani.

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Illustration en frontispice de l’ouvrage rédigé par William Golden Mortimer, intitulé : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

Variante de la précédente gravure :

MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain.

   MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain, publié dans l’ouvrage intitulé :  Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Edition Maloine, Paris 1904. Illustration en frontispice de l’ouvrage traduit par H.B Gausseron et rédigé par William Golden Mortimer : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

A.D

 (1) Il me paraît important de citer en premier lieu les travaux de Mme Doré Sandrine sur la relation entre Mariani et Robida, comme celui d’octobre 2007 : Un artiste à la table d’Angelo Mariani, menus et publicités illustrés par Albert Robida, in Le Téléphonoscope n° 14.

(2) M. et Mme Robida née Cécile Noiret et Mlle Émilie Robida sont présentes à l’enterrement d’Angelo Mariani en avril 1914 à Paris.

(3) Émilie Robida illustrera plusieurs ouvrages comme Le château de la grippe, écrits par son père Albert Robida, aux Éditions Henry Floury (Paris) en 1904, pour la célèbre collection  Contes à Mariani.

(4) Robida, Albert, et Minime (Docteur), Le Parnasse hippocratique, Éditions, A. Maloine, Paris, 1896.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

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Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca.

Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia.

5 boulevard Hyacinthe de Montera.

Christophe Canioni : 04 95 31 37 02.

Et aussi sur le site Amazon.