Quelques portraits d’Angelo Mariani au fil du temps, l’inventeur de la première boisson à la coca.

Dans le texte qui va suivre, nous évoquerons le mécène Angelo Mariani à travers le prisme de la photographie, de la peinture et de la gravure. Et ce par le biais de représentations le concernant. C’est pourquoi seront cités les artistes comme Albert Robida, Carolus-Duran, Charles Clément, Ferdinand Roybet, Gaston Braun, Jean Baffier, José Lerma, Jules Grün, Léonard Jarraud, Louis-Eugène Mouchon, Louis Patriarche, Marcè Lepidi, Nadar, Oscar Roty et Paul Miesienski.

Il existe bon nombre d’iconographies représentant Angelo Mariani. En voici ci-dessous plusieurs d’entre elles pour le plaisir des yeux. Commençons par la plus ancienne selon l’état actuel de nos connaissances historiques. Notons qu’Angelo Mariani a bien compris le poids de la photographie naissante à l’échelle mondiale sans parler de la couleur…

Dr : Collection particulière. Angelo Mariani âgé de 29 ans. Photographie de Nadar à Paris en 1867. Angelo Mariani a déjà élaboré la recette de son vin de coca qui va le rendre célèbre et millionnaire.

Dr : Collection privée. Angelo Mariani toujours par Nadar en 1878.

Dr : BNF Gallica utilisé en 2018 par Wikipédia. Angelo Mariani par Nadar en 1880.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravure avec signature à partir d’un tirage de Nadar pour le marché américain en 1893 grâce à l’aide de Julius Jaros.

The New York Times. Gravure de William Golden Mortimer parue dans l’édition du 25 décembre 1895. Angelo Mariani est alors âgé de 57 ans. Le 1 janvier 1899 est publiée  la même iconographie dans le San Francisco Call.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Iconographie d’Angelo Mariani publiée dans le quotidien Evening Star de Washington, 3 janvier 1899. Angelo Mariani est âgé de 61 ans.

Revue La Marmite Républicaine de 1901. Angelo Mariani est alors âgé de 63 ans. C’est certainement la photographie la plus réussie par Gaston Braun et Charles Clément et imprimée par les frères Protats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une reprise de la fameuse photographie de Braun et Clément et imprimée par les frères Protats. Elle apparaît à New-York dans l’ouvrage de William Golden Mortimer portant sur l’histoire mondiale de la coca et dédié à Angelo Mariani. En ce qui nous concerne, on l’utilisera en 1986 pour l’hebdomadaire communiste Révolution n° 342 : Coca, coke et crack avec un encadré sur Angelo Mariani intitulé : Un illustre inconnu. Et quelque part, c’est le début de nos recherches sur ce grand personnage Corse.

Quand les graveurs ne sont pas en reste :

Buste de Mariani portant un chapeau par son ami et protégé Oscar Roty. Objet en argent pour un poids de 5 grammes 17 et un diamètre de 2.1 cm. Il fut produit en grand nombre dès 1895.

Angelo Mariani dans son laboratoire de Neuilly portant un compte-gouttes au-dessus d’une bouteille de vin de coca. Objet en bronze. En-dessous signature E. MOUCHON 1905. À l’exergue l’inscription sur deux lignes ANGELO MARIANI VULGARISATEUR DE LA COCA. Le tout en lettres majuscules.

Dr : David Hill, ANS, New York (Société Américaine de Numismatique). Plaque en bronze uni face (10 cm x 7,2 cm), réalisé par le Corse originaire de Bastia, Louis Patriarche en 1910 pour Angelo Mariani.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait d’Angelo Mariani entouré de feuilles de coca et réalisé par l’artiste Louis Eugène Mouchon en 1912. À l’intérieur de la vignette est inscrit : le vulgarisateur de la coca.

Dr : Atelier Nadar Marseille (1897). Extrait d’un tirage d’époque sur papier au gélatino-bromure d’argent marouflé sur toile. L’image en sa totalité fait 86 x 113 cm. Dr Détaille Gérard Studio Marseille France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À partir d’un tableau de Carolus Duran, gravure de Léonard Jarraud. Angelo Mariani a 71 ans. Publié dans la revue : Le magasin pittoresque, Edition Jouvet et Cie, n° 11 du 1 juin 1909.

Négatif de la précédente image qui permet de bien distinguer l’oeillet (blanc ou rouge ?) à la boutonnière gauche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Angelo Mariani, vers 1900 toujours une fleur à la boutonnière en présence de son frère cadet Horace et de Joseph Uzanne, notamment. Ce cliché est publié en octobre 2007 par l’universitaire Sandrine Doré dans le bulletin n°14 des Amis d’Albert Robida Le Téléphonoscope. 

Dr : Portrait de trois-quart face réalisé par son ami et camarade Paul Miesienski.

Angelo Mariani âgé de 72 ans peint par Ferdinand Roybet.

Angelo Mariani vu par Albert Robida.

 

 

 

 

 

 

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911 que l’on peut observer au musée de Rouen. Mariani est âgé de 73 ans.

Buste en bronze réalisé en mai 1913 par Jean Baffier à l’occasion du salon des artistes à Paris. Le prototype en plâtre se trouve au Musée de la Faïence Frédéric Blandin de Nevers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr : Collection particulière. L’une des dernières photographies réalisés par Jacques Mariani à Valescure (Saint-Raphaël, Var) et plus précisément dans la dépendance dite la Violette de la villa Andréa Mariani en mars 1914. Peut-être la plus émouvante ?

Angelo Mariani, ou le propagateur de la coca. Gravure sur bois de Charles Clément (1911) et publié en 1925 dans le quatorzième tome des Figures Contemporaines de l’Album Mariani.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nos jours, en ce début de XXIe siècle, les artistes comme José Lerma, Marcè Lepidi (Ingioia cocacola) entre autres s’en donnent toujours à coeur joie afin d’honorer la mémoire d’Angelo Mariani.

Dr : José Lerma et son portrait d’Angelo Mariani. Oeuvre réalisée en 2013 avec silicone sur toile (152 cm x 121).

Dr : À partir de l’Oeuvre de l’Américano-espagnol José Lerma et à la « manière » du Hangart de l’école de Nizon, 2018.

Dr : Acrylique sur bois (50×70 cm) de Marcè Lepidi en 2017. L’une des spécialités de cet artiste insulaire est de mélanger les images et les mots souvent en langue corse. Il y a du Andy Warhol, excusez du peu, dans son travail et dans sa démarche aux couleurs de l’île de beauté. Ce jeune autodidacte commence en outre à se faire un nom dans le domaine du pop art à l’international en amenant une fraicheur artistique indéniable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr : Collection particulière. Au final, regardons nous Angelo Mariani ou ne serait-il pas l’inverse ?

Enfin n’oubliez pas pour en savoir un peu plus sur Angelo Mariani, le livre paru en 2014 à l’occasion du centenaire de son départ sur l’autre rive. Cet ouvrage produit en Corse à Bastia est encore d’actualité.                            Alain Delpirou.

Editeur Anima Corsa.  5 boulevard Hyacinthe de Montera, Bastia. Tél : 04 95 31 37 02

 

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Quand Angelo Mariani aide son ami l’artiste peintre Enrique Atalaya.

atalaya ddddde   Enrique Atalaya est un peintre espagnol né en mai 1851 à Murcie. Baptisé sous le prénom de José, il adopte ensuite celui d’Enrique pour les débuts de sa carrière d’artiste. Installé à Madrid en 1869, Atalaya fréquente le musée national du Prado et s’exerce à copier légalement de nombreuses œuvres. En 1879, marié et père de deux premiers enfants (1), Enrique Atalaya quitte l’Espagne et pose ses valises à Paris au 92 rue Raynouard.

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En ce lieu en avril 2016 rien n’indiquait l’ancienne présence du peintre Atalaya.

   Il expose au Salon des Champs-Élysées dès 1882. En 1895, repéré par Angelo Mariani, ce dernier le fait entrer dans son premier cercle d’ami. En 1896, Atalaya devenu Joseph Atalaya illustre un exemplaire unique du conte écrit par Frédéric Mistral, Le secret des bestes à l’attention de Mariani. Chaque page (au nombre de 52) est enluminée avec des incrustation de pierres semi-précieuses et or appliqué en relief. La même année il apparaît dans le second tome des Albums Mariani.

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Portrait d’Atalaya, Tome 2 des Albums Mariani, 1896.

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Belle illustration de Don Quichotte face à l’Opéra de Paris. Situation à vrai dire très peu étonnante pour le choix du lieu. En effet sur la gauche du dessin se localise la rue Scribe…ou au 11 de cette voie réside un certain Angelo Mariani.

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Lettre publicitaire rédigée par Atalaya pour le tome 2 des albums Mariani.

   C’est déjà la consécration. En 1898, l’inventeur du vin tonique Mariani à la coca lui demande de nouveau d’illustrer pour le grand public et pour sa bibliothèque personnelle un conte inédit de Jules Claretie de l’Académie française.

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   Les reconnaissances s’accumulent. Dans la foulée, Enrique Atalaya est décoré Chevalier de la Légion d’honneur le 13 août 1899. Puis Angelo Mariani l’introduit par cooptation dans la société politique dite de La Marmite Républicaine (fondation en novembre 1873) où se trouve déjà entre autres Bouchor Joseph Félix, Chéret Jules, Goudeau Émile, Laissement Henry, Lauth Frédéric, Loir Luigi, Mercié Antonin, Mouchon Louis, Poilpot Théophile, Rivière Théodore, Robida Albert, Roty Oscar et les frères Uzanne.

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Ouvrage de 733 pages non mis en vente dans le commerce et imprimé à seulement  452 exemplaires en juin 1901 par Braun, Clément et Cie à Mâcon. Avec la photographie de chaque sociétaire au nombre de 260. On note surtout la présence d’Angelo Mariani dans le bureau national avec Louis Barthou, Paul Eudel et Oscar Roty.

   Toujours en 1899, il acquiert la nationalité française. Atalaya se spécialise en outre au fil des ans dans la production de petites aquarelles, peintes sur le dos de ses propres cartes de visite (9cmx14). À ce titre, il devient un membre actif de la Société française des peintres enlumineurs et miniaturistes (2). Sa production artistique est importante. (Parfois lors de vente aux enchères comme celle de juin 2013, on voit passer des œuvres réalisés par le maître qui démontrent l’importance de la relation entretenue avec Angelo Mariani. À l’image de ces trois albums composés de 213 aquarelles intitulées : Le vieux Paris.

   Toutes ces peintures furent dédicacées à Angelo Mariani en lettres d’Or et produites entre 1910 et 1911). Mariani recommande Joseph Atalaya à son ami l’Américain William Golden Mortimer pour participer à l’illustration de son célèbre ouvrage consacré à la coca. Livre qui va devenir un chef d’œuvre d’informations sur cette plante, inégalé à ce jour et paru à New-York en avril 1901 (3).

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Livre encyclopédique de 576 pages consacrées à la coca. On y trouve bien entendu le portrait d’Angelo Mariani.

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Magnifique dédicace à Angelo Mariani de la part de l’auteur.

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Exemple d’illustration réalisée par Atalaya dans l’ouvrage de Mortimer.

   Le 30 avril 1912, Atalaya fait toujours partie du premier cercle des amis d’Angelo Mariani. Il est invité parmi une centaine de convives au traditionnel déjeuner organisé par le vulgarisateur de la coca qui se déroule comme d’habitude au restaurant Ledoyen à Paris. Atalaya meurt le 26 juin 1913 à Paris. En 2003, sa ville natale de Murcie décide de lui consacrer une exposition en son honneur.                                                                A.D

(1) Quatre autres enfants par la suite verront le jour sur le territoire français. (2) Société qui n’accepte que 40 personnes maximum. Atalaya en est même le Président en mars 1902. (3) La version française paraît à Paris en 1904.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

   Avec ce début de mois d’avril 2015, c’est bien évidemment le centenaire de la disparition d’Angelo Mariani qui se termine sous nos yeux. Nous profitons donc de l’occasion pour saluer les 1 999 visiteurs du blog qui se sont répartis sur  33 pays et territoires suivants :

Pays  Visites

France 1494
Allemagne 114
Canada 84
États-Unis 79
Italie 38
Belgique 11
Suisse 10
Royaume-Uni 8
Monaco 7
Argentine 7
Espagne 6
Algérie 4
Nouvelle-Calédonie 3
Autriche 3
République tchèque 3
Brésil 3
R.A.S. chinoise de Macao 2
Polynésie française 2
Malaisie 2
Portugal 2
Union européenne 2
Russie 2
Chili 2
Guadeloupe 1
Maurice 1
La Réunion 1
Liban 1
Madagascar 1
Thaïlande 1
Pays-Bas 1
Martinique 1

   Nous avons maintenant dans l’idée pour cette publication et les mois à venir, d’honorer sa mémoire par plusieurs éléments originaux qui démontrent l’intelligence créatrice de ce personnage. Pour cela nous utiliserons quelques illustrations parues soient dans ses albums et/ou dans ses suppléments illustrés. Bon voyage à toutes et à tous au travers de ces représentations artistiques.

Quelques images magnifiques peu connues vantant le vin Mariani :

Dessin de Jossot, paru dans le supplément des figures contemporaines de 1905, 9e série.

Dessin de Gustave Henri Jossot, paru dans le supplément des figures contemporaines de 1905, 9e série.

Dessin de Giraldon, paru dans le supplément du Journal de janvier 1902, 6e série.

Dessin d’Adolphe Giraldon, paru dans le supplément du Journal de janvier 1902, 6e série.

Dessin d'Olivier Merson, paru dans le supplément illustré Le Temps, avril 1897, 3e série.

Dessin d’Olivier Merson, paru dans le supplément illustré Le Temps, avril 1897, 3e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

Illustration issue du supplément illustré Le Journal de janvier 1901, 5e série.

 

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Gravure de Maxence paru dans Le petit Marseillais supplément illustré, janvier 1908, 12e série.

 

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Gravure de Georges Meunier paru dans les Figures contemporaines 1906, 11e série.

 

Quelques portraits peu connus d’Angelo Mariani en s’aidant du bulletin n° 18 des Amis d’Angelo Mariani de février 2015 :

 

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p1.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p1.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p2.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p2.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p3.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p3.

Bulletin de la société des amis d'Angelo Mariani p4.

Bulletin de la société des amis d’Angelo Mariani p4.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani représenté après son décès en 1925 dans le 14e album Mariani.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani : Extrait du tableau de Jules Grün Un vendredi au salon des Artistes Français en 1911. Mariani est âgé de 73 ans.

 

Angelo Mariani

Angelo Mariani est représenté par Albert Robida dans le conte intitulé Le cas du vidame par l’académicien d’Estampes publié en 1888.

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Gravure d’Angelo Mariani parue aux E.U à partir d’une photographie de Nadar.

 

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Cette photographie est parue dans l’ouvrage de William Golden Mortimer : Peru History of Coca ; The Divine Plant of the Incas Edition J.H. Vail, New York, 1901 et aussi la même année en France dans la revue La marmite. Angelo Mariani est âgé de 63 ans.

 

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À partir d’un tableau de Carolus Durand, gravure de Léonard Jarraud. Mariani est âgé de 71 ans.

 

Portrait d'Angelo Mariani réalisé par le graveur Mouchon 1912.

Portrait d’Angelo Mariani réalisé par le graveur Louis Eugène Mouchon 1912.

   En complément, il peut être intéressant de parcourir l’ouvrage suivant : Cocaïne, histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa qui a été présenté en avant-première durant le Salon du livre à Paris au stand de l’association des éditeurs Corses et celui de Jean-Pierre Lang et Guillaume Villemot intitulé : Nés en Corse ou L’extraordinaire aventure des inventions et des hommes qui ont changé la face du monde (et peut-être même celle de l’univers) paru aux Éditions des Immortelles, basées à Ajaccio. Dans chacun de ses deux ouvrages, un chapitre est consacré à Angelo Mariani.

Parc des Expositions, porte de Versailles à Paris.

Parc des Expositions, porte de Versailles à Paris.

Emplacement de l'association des Éditeurs Corses au parc des expositions.

Emplacement de l’association des Éditeurs Corses au parc des expositions, mars 2015.

 

Vue partielle du stand des Éditeurs Corse.

Vue partielle du stand des Éditeurs Corses.

 

Vue partielle du stand des Éditeurs Corse.

Vue partielle du stand des Éditeurs Corses.

Cocaïne histoire mondiale d'une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.

Cocaïne histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.

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Nés en Corse ou L’extraordinaire aventure des inventions et des hommes qui ont changé la face du monde (et peut-être même celle de l’univers) de Jean-Pierre Lang et Guillaume Villemot et paru en juin 2014 aux Éditions des Immortelles, basées à Ajaccio.

A.D

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpegAngelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera. Christophe Canioni : 04 95 31 37 02. Et aussi sur le site Amazon.fr

 

 

 

Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

   En préambule tout d’abord à toutes et à tous mes meilleurs vœux pour l’année 2015. Ensuite nous avons décidé d’améliorer et d’actualiser un texte paru en novembre 2012 dans la revue Le Téléphonoscope n° 19 de l’association des amis d’Albert Robida et intitulé : Angelo Mariani, promoteur de vin à la coca.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012.

Revue Le Téléphonoscope n° 19, novembre 2012. Couverture et sommaire.

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Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 33.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

Angelo Mariani, promoteur du vin à la coca et mécène, p 34.

   Dans cette logique on présentera maintenant ce nouveau texte composé d’éléments nouveaux en deux parties (janvier et février 2015).

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   Lorsque l’on s’intéresse à l’œuvre gigantesque d’Albert Robida (1), on s’aperçoit assez régulièrement qu’apparaît dans son sillage, le nom d’Angelo Mariani. Et ce, sur une très longue période. Chose d’ailleurs d’autant plus étonnant, que ce dernier est considéré à son époque comme un simple aide-pharmacien corse et négociant en vin médicinal installé à Neuilly-sur-Seine. En clair, un homme d’affaires. Bien loin du milieu artistique et intellectuel de la Ville lumière. Comment donc ces deux hommes, que tout oppose, vont-ils malgré tout, se rencontrer et surtout sympathiser sur plus d’un demi-siècle (2) ?

Angelo Mariani, agé de     et photographié par Nadar.

Angelo Mariani, agé de 40 ans  et photographié par Nadar en 1878.

Gravure réalisée par Lalauze en             représentant Albert Robida.

Gravure à l’eau forte réalisée par Adolphe Lalauze et représentant Albert Robida, en 1892.

   Tout a peut être débuté par le premier dessin connu publié par Albert Robida, à peine installé à Paris, en novembre 1866 dans Le journal amusant. Mariani est quant à lui déjà présent dans la capitale. C’est aussi un autodidactique. Il dévore la presse. Il choisit les personnes en avance dans leur temps et selon les mérites qui pourraient l’aider dans la connaissance de la plante coca en rapport à la santé. Surtout dans un but médiatique. Il sera ainsi l’un des éditeurs d’Albert Robida. Mieux Angelo Mariani deviendra le parrain républicain de Philippe, le premier fils d’Émilie Robida (3), fille d’Albert.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

Émilie Robida, autoportrait 1904.

   Et surtout Albert Robida dédicacera l’une de ses œuvres magistrales en 1890  (La Vie électrique : le XXe siècle à son ami : Angelo Mariani) tout en réalisant un ex-libris de toute beauté là encore à l’attention d’Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

Ex-libris réalisé par Albert Robida et représentant Angelo Mariani.

   Sans parler des nombreuses publicités comme celles du 13 mars 1877, du 13 décembre 1902 publiées dans La vie parisienne.(Ci-dessous extrait).

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Extrait d’une publicité Mariani parue dans La Vie Parisienne du 13 mars 1877 et réalisée par Albert Robida.

   Tout comme aussi celle parue dans Le courrier français du 10 février 1895.

DSCF3840   Même logique en 1896 avec la publication d’un recueil de poésies intitulé : Le Parnasse hippocratique (4), tirés de différents auteurs parfois grivois « plus ou moins drolatiques sur les sujets hippocratiques de genres divers, hormis celui d’ennuyeux » selon son organisateur le Docteur Minime en réalité Auguste Lutaud illustré par Albert Robida. C’est ainsi que l’on peut y lire une très belle poésie dénommée La coca de Maurice Bouchor et y observer une magnifique bouteille de vin Mariani qu’il l’accompagne et dessinée bien entendu par Robida.

Mamacoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida.

MamaCoca apparaissant aux Européens devant une bouteille Mariani. Carte postale Mariani illustrée par Robida. En arrière plan on distingue les trois bateaux de l’expédition de Christophe Colomb à savoir La Pinta, la Nina et la Santa Maria.

    Mariani sait renvoyer l’ascenseur. Il contacte son ami américain, le New-yorkais William Golden Mortimer qui prépare un ouvrage sur la coca.

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William Golden Mortimer représenté dans la deuxième édition de la traduction française intitulée : Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Édition Maloine, Paris, 1904. À partir de son ouvrage intitulé : Peru : History of coca Edition J.H. Vail, New York, 1901.

   Mortimer dernier lui commande une illustration sur le thème de la rencontre de cette plante avec l’occident. Robida réalise cette commande en peu de temps. Et il ne va pas être déçu, car sa gravure va faire le tour de la planète par le biais de cet ouvrage en langue anglaise. Ce livre paraît en 1901. C’est en grande partie la consécration du travail de Mariani.

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Illustration en frontispice de l’ouvrage rédigé par William Golden Mortimer, intitulé : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

Variante de la précédente gravure :

MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain.

   MamaCoca apparaissant aux Espagnols en 1492 sur le continent sud-américain, publié dans l’ouvrage intitulé :  Histoire de la coca, la plante divine des Incas, Edition Maloine, Paris 1904. Illustration en frontispice de l’ouvrage traduit par H.B Gausseron et rédigé par William Golden Mortimer : Peru : History of coca, Edition J.H. Vail, New York, 1901.

A.D

 (1) Il me paraît important de citer en premier lieu les travaux de Mme Doré Sandrine sur la relation entre Mariani et Robida, comme celui d’octobre 2007 : Un artiste à la table d’Angelo Mariani, menus et publicités illustrés par Albert Robida, in Le Téléphonoscope n° 14.

(2) M. et Mme Robida née Cécile Noiret et Mlle Émilie Robida sont présentes à l’enterrement d’Angelo Mariani en avril 1914 à Paris.

(3) Émilie Robida illustrera plusieurs ouvrages comme Le château de la grippe, écrits par son père Albert Robida, aux Éditions Henry Floury (Paris) en 1904, pour la célèbre collection  Contes à Mariani.

(4) Robida, Albert, et Minime (Docteur), Le Parnasse hippocratique, Éditions, A. Maloine, Paris, 1896.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

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Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca.

Editions Anima Corsa juin 2014 Bastia.

5 boulevard Hyacinthe de Montera.

Christophe Canioni : 04 95 31 37 02.

Et aussi sur le site Amazon.