Angelo Mariani et son vin à la coca à la rencontre de la Chine.

   Pour certains, de nos jours, au ton parfois condescendant, Angelo Mariani ne fut qu’un modeste négociant corse en vin pharmaceutique sur la place de Paris. Et qui plus est, l’initiateur uniquement involontaire, car inspiré d’un autre produit qui deviendra par la suite une célèbre marque américaine. Cherchez à vouloir cantonner Angelo Mariani dans cette idée est pour le moins étrange pour ne pas dire plus.

   Car c’est nié avant tout le génie de ce corse hors du commun. En réalité pour les historiens en ce début de XXIe siècle, Angelo Mariani, fut beaucoup plus que ce cliché réducteur. Outre le fait d’avoir été un très grand mécène, un éditeur, un humaniste, un publiciste, un millionnaire, un scientifique, il fut aussi un visionnaire audacieux. Et le temps (un siècle plus tard) lui donnera raison. Qu’on en juge par ces choix entrepreneuriaux ! Après de multiples déplacements (1) aux États-Unis, il comprit que la législation parfois évolutive et protectionniste de ce pays (60 millions d’habitants en 1890) ne lui permettrait pas de s’y implanter à long terme. Par contre le marché chinois qu’il étudiait depuis 1880 lui paraissait déjà plus prometteur….C’est ce qui explique pourquoi, grâce à l’aide de son cousin Xavier Paoli (2), il se mit en relation avec les rares personnalités françaises présentes dans la capitale qui étaient en contact régulier avec l’Empire chinois comme Judith Gautier et Frandon Ernest.

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Judith Gautier, éminente spécialiste de la civilisation chinoise. Album Mariani, Tome II, 1896.

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Ernest Frandon, Diplomate français qui fut en poste en Chine à Fou-Tchéou et Shanghai. Album Mariani, Tome VI, 1901.

L’épisode chinois d’Angelo Mariani.

   Angelo Mariani essaye donc à la fin des années 1880 d’entrer en contact avec le marché chinois (350 millions d’individus). Pour cela, il entretient des relations amicales avec les différents représentants de Sa Majesté l’Empereur (Guangxu 1875-1908),

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Dr : Musée du Gugong, Pékin, Chine.

puis celle de (Puyi 1908-1911) qui se succèdent à Paris et ayant en charge les intérêts chinois pour l’Europe. On voit ainsi Angelo Mariani à son domicile de Neuilly-sur-Seine avec S.E Ling-Y-You, mais aussi avec Ou-Tai-Tchang, sans omettre Soueng-Pao-Ki et Liou-She-Shun. Le fils de Mariani, Jacques, fera de même après l’avènement de la République chinoise en janvier 1912 et représentée en France à Paris par S.E Tcheng-Loh (1877-1939) marié à Mme Khan. Sans oublier Son Excellence Kao Lou (1877-1947) ministre plénipotentiaire de Chine à Paris en 1930.

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Ling-Y-You, Secrétaire d’Ambassade Extraordinaire de Chine à Paris, Album Mariani, Tome V, 1900.

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Ou-Tai-Tchang. Diplomate chinois en poste à Paris, Album Mariani, Tome V, 1900. Se rend souvent chez Angelo Mariani à Neuilly-sur-Seine.

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Soueng-Pao-Ki, Ministre de Chine nommé en 1902 à Paris. Album Mariani, Tome IX, 1904.

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Son Exc Liou-She-Shun, est nommé Ministre de Chine en France en 1905. De 1894 à 1898 il était déjà en poste à Paris. Album Mariani, Tome XI, 1906.

Tcheng-Loh, Ministre de Chine en France. Album Mariani, Tome XIV, 1924.

Tcheng-Loh, Ministre de Chine en France. Album Mariani, Tome XIV, 1924.

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Son Exc Kao Lu parfois dénommé Lu Gao (1877-1947). Ami de Jacques Mariani apparait dans le supplément Mariani, 28e série, 1931.

   Sur place en Chine dans la concession française de Shanghai, le vin Mariani est distribué à la fois par un certain G. Parisot P.O Box 1208 et surtout par A. Cohen et Jean Beudin (né à Paris le 25 novembre 1880) situé à la 25e Kiangse Road (3).

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Publicité Mariani en 1926.

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Dr : Bibliothèque collection digitale de Washington D.C, USA.

   On trouve aussi le vin Mariani chez le négociant Charles Hérou et son associé J. M Masson au 30 rue de France dans la concession étrangère de Tient-sin aujourd’hui Tianjin à 110 kilomètres au sud de Pékin.

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L’Illustration, 30 juin 1900.

   C’est surtout la consécration de ce breuvage selon le témoignage du journaliste, explorateur et géographe Jean Hess qui évoque l’utilisation du vin Mariani en juillet 1899 par l’Empereur de Chine. Sa Majesté Guangxu suit une cure au vin Mariani afin d’améliorer sa santé.

Les Chinois à Paris et Angelo Mariani.

   Le peintre Enrique Atalaya, n’hésite pas à son tour à présenter Angelo Mariani entouré de ses amis. On y voit un général avec son bicorne, (Louis Archinard ?), un officier avec son képi rouge au liseré d’or et avec en arrière-plan la tour Eiffel. Parmi les personnages on croise un Chinois de dos au premier plan. Est-ce Ou-Tai-Tchang ? Nous sommes en 1899.

Angelo Mariani et un ami chinois lors d'un moment festif à Paris.

Angelo Mariani et un ami chinois lors d’un moment festif à Paris.

   C’est en octobre 2007 dans le bulletin n°14 des Amis d’Albert Robida Le Téléphonoscope, qu’apparaît pour la première fois cette photographie ci-dessous dans un article signé de l’universitaire Sandrine Doré.

Un déjeuner avec Angelo Mariani

Un déjeuner avec Angelo Mariani.

   Outre Mariani et son frère Horace, on y distingue aussi Albert Robida et Ou-Tai-Tchang. En mai 2012, plusieurs convives sont identifiés avec l’apport visuel de Bertrand Hugonnard Roche (3) comme Paul Arène (?), Oscar Roty, Joseph Uzanne et Ou-Tai-Tchang. En novembre 2012 dans notre lettre de la SAAM (Société des Amis d’Angelo Mariani) n° 13, on y apporte le nom de Xavier Paoli. En septembre 2013, grâce toujours à la sagacité de Bertrand Hugonnard Roche, la progression dans l’identification des participants à ce repas champêtre, se poursuit. De nouveaux noms se font jour, comme Marie Augustine Roty, Maurice Roty, et Armand Silvestre. À ce stade de nos connaissances, on peut y adjoindre en février 2016, Isabelle Chapusot.

trianon quatro   Cela nous donne dès lors une liste plus fournie, mais toujours incomplète : 1) Un serveur anonyme 2) Xavier Paoli 3) Oscar Roty 4) Paul Arène 5) ? 6) ? 7) ? 8) Marie Augustine Roty 9) ?10) ? 11) Horace Mariani 12) Maurice Roty 13) Albert Robida 14) Ou-Tai-Tchang 15) ? 16) ? 17) Angelo Mariani 18) Armand Silvestre 19) Isabelle Chapusot et 20) Joseph Uzanne. Cette photographie en 2016 est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Que représente par exemple l’insigne porté sur le revers de certains vestons ? Est-on en forêt de Rambouillet ? Quand et par qui a été réalisé la prise de vue (Jacques Mariani fils d’Angelo Mariani et photographe reconnu ?) ?

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Il y a véritablement deux personnages qui écrasent la photographie : Un Corse et un Chinois. Joseph Uzanne à l’extrême droite de la table semble, partager ce constat.

   On le sait Angelo Mariani n’a pu amener à bien ce fabuleux concept. La mort le rattrape un 1er avril 1914 dans sa villa Andréa à Valescure sur les hauteurs de Saint-Raphaël dans le Var (6). Un siècle plus tard, les Chinois sont devenus propriétaires d’une centaine de châteaux dans le Bordelais. Ils sont les premiers importateurs de Bordeaux au monde (55 millions de bouteilles par an) afin de répondre à l’attente du consommateur chinois exigeant, sans oublier qu’ils possèdent en outre le second vignoble de la planète. D’après vous, Angelo Mariani, avait-il vu juste ?                                                A.D.

(1) Les paquebots La Touraine et La Gascogne furent les navires les plus prisés par Angelo Mariani afin de se rendre à plusieurs reprises à New York.

img20160219_21383608L’une des explications possibles pour l’attrait de ces bateaux est due au fait qu’ils étaient dirigés par l’un de ses amis proches né à Bastia en 1841, le commandant Sauveur Santelli.
(2) Xavier Paoli que nous avons déjà présenté dans ce blog fut aussi connu comme le fonctionnaire de police attaché à la sécurité des personnalités, le plus décoré de France. Avec pas moins de 42 décorations étrangères. Sa notoriété est telle, qu’il fit l’objet de nombreux articles à l’image de celui du 24 septembre 1911 dans le New York Times et intitulé : Guardian of kings tells of royalty he has met.

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Portrait de Xavier Paoli en 1911.

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Intérieur du domicile de Xavier Paoli à Courbevoie au 17 rue du Souvenir. Dr : Gallica/BNF.

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Intérieur du domicile de Xavier Paoli à Courbevoie au 17 rue du Souvenir. Dr : Gallica/BNF.

(3) Sur cet épisode, où la ville de Shanghai comptait déjà un million d’habitants en 1900, il peut être utile de lire le très bel article en langue anglaise de Michelle Qiao intitulé : Another Hudec masterpiece. Texte paru le vendredi 3 avril 2015 dans le quotidien numérique : http://www.Shanghaidaily.com/
(4) Bertrand Hugonnard Roche libraire est aussi le responsable du blog consacré à Octave Uzanne : http://www.octaveuzanne.com/

Octave Uzanne

Octave Uzanne.

(5) Enfin si on veut obtenir des informations économiques fiables sur la Chine d’aujourd’hui, on peut surfer sur le très bon site https://irigeo.wordpress.com/ Géopolitique de l’Extrême-Orient tenu par un jeune géographe Franz Massias passionné par ce magnifique état-continent.
(6) À noter que la fiche Wikipédia consacrée à Angelo Mariani,  inscrit par erreur, Paris comme lieu de son décès.

Pour plus d’informations,  Cf, le livre suivant :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa, juin 2014, Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86.

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Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse d’Ajaccio Séverin Cafferra (1863-1930).

Séverin à la ville.

Séverin à la ville.

   En 1892, le mercredi 29 juin en pleine gloire Angelo Mariani décide de faire jouer chez lui au 11 rue Scribe à Paris, un pantomime intitulé : La fleur de Coca. Cette représentation théatrale a lieue, en soirée devant quelques amis triés sur le volet. Cette pièce de théâtre fut écrite en vers par MM. Paul Arène (1) et Gustave Goetchy accompagnés par une musique de Léopold Gangloff, avec des décors de Charles Toché et les costumes de Paul Donny. Elle met en scène une colombine interprétée par Mlle Madeleine Dowe et un pierrot dénommé Séverin Cafferra (2) qui vont solutionner leur problème en buvant tout simplement un petit verre de Vin Mariani.

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Portrait de Séverin en Pierrot par Félix Valloton.

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Séverin et son magnifique jeu de mains.

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Melle Dowe et Séverin chez Angelo Mariani.

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Quand Séverin boit un verre de vin Mariani.

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Quand Séverin boit directement le vin Mariani à la bouteille.

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On observe que Séverin prend bien soin de mettre en évidence la bouteille Vin Mariani et son étiquette…

severin13   Les origines de la pantomime remontent à l’antiquité. C’est à Rome qu’elle voit le jour de façon certaine, puis se répand dans toute l’Europe méditerranéenne. La pantomime est une forme d’expression corporelle par gestes seulement : mimiques, mouvements, attitudes corporelles et parfois acrobaties. Le mime français Marceau en a été l’un des plus célèbres représentants à la renommée mondiale. La pantomime est parfois accompagnée de musique. Au début du 19e siècle, Jean-Gaspard Deburau crée à Paris le personnage de Pierrot repris par son fils Jean-Charles Deburau (3) qui vers 1850, après le décès de son père en 1846, forme à Marseille Louis Rouffe. Ce dernier initie à son tour Séverin (Séverin Cafferra, né en Corse). La pantomime a la particularité d’être un art populaire créatif issu d’une certaine manière de la Commédia. Marseille devient donc ipso facto la capitale du mime. Avec la disparition de Louis Rouffe en 1885, c’est également celle de la pantomime dans cette ville. Séverin Cafferra, va ensuite connaître la gloire en exerçant son art à Paris. En 1929, il publie chez Plon ses souvenirs, L’homme blanc, Souvenirs d’un Pierrot, introduction et notes de Gustave Fréjaville où il évoque cette fameuse soirée du mercredi 29 juin 1892.

severin1   On sait que les privilégiés qui purent assister à cette unique représentation furent entre autre sa fille Andréa, son fils Jacques mais aussi Catulle Mendes, Sylvain, Melle Moreno, Madame Isabelle Chapusot, Xavier Paoli, Armand Silvestre et Paul Arène.

   À la sortie de l’ouvrage, en 1929, Gustave Fréjaville le préfacier enverra le livre avec sa carte de visite personnelle à Jacques Mariani à Neuilly-sur-Seine. Une façon élégante, à noter, de remercier à posteriori Angelo Mariani pour son aide dans sa carrière professionelle. Sur la carte de visite manuscrite de Gustave Fréjaville, était portée l’inscription suivante au tampon : « De la part de Séverin éloigné de Paris ». Le livre avec la carte de visite pris ensuite sa place dans l’immense bibliothèque familiale Mariani.

Séverin à la renommée internationale.

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Quand Séverin l’Ajaccien était tête d’affiche aux Folies Bergère.

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Source : Bibliothèque collection digitale de Washington D.C, USA.

    Angelo Mariani déclinera par la suite, une nouvelle fois cette forme de communication afin de vanter son célèbre breuvage notamment par le biais de cartes postales comme support.

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Le soldat réconforté par une bonne soeur et une bonne bouteille de vin Mariani.

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Le malade réconforté par une bonne soeur et aussi par une bonne bouteille de vin Mariani, placé en premier plan sur la table de chevet.

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Le même malade toujours réconforté par une bonne soeur et aussi par une bonne bouteille de vin Mariani, placé en premier plan sur la table de chevet. Les autres flaçons soit une concurrence possible ont disparus.

Même chose avec certaines publicités Mariani.

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Album Mariani Tome 6. Dessin d’Eugène Murer.

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Dessin de Louis Trinquier Trianon.

(1) Paul Arène a déjà écrit plusieurs pantomimes comme celui de La statue aux Édition : A. Leduc, 1889, Paris.
(2) La fleur de Coca. Pantomime joué à Paris. Il fut imprimé sous forme de livret par les Éditions Silvestre, 1892 avec 12 belles reproductions photographiques en noir et blanc de Séverin et Mlle Dowe dans les rôles de Pierrot et Colombine. C’est un beau fascicule devenu collector et considéré comme publicitaire pour le vin tonique à base de Coca d’Angelo Mariani.
(3) Charles Deburau, qui va reprendre le rôle de Pierrot, est photographié à de multiples reprises par Nadar sous la dénomination Têtes d’expressions. Ce travail sera récompensé en 1855 à l’Exposition universelle de Paris.

   Si on veut aller plus loin dans la compréhension du pantomime, on se doit de lire, nous semble-t-il, Maurice Lefèvre, « La pantomime », Revue d’art dramatique, mai 1892, p. 257-268 et Arnaud Rykner (dir.), Pantomime et théâtre du corps. Le jeu du hors-texte, Rennes, 2009, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Le Spectaculaire ».

   Au niveau des visites pour ce blog, l’évolution est positive. En 2014, nous étions à 969 visiteurs et pour l’année 2015 qui se termine, nous sommes passés à 4 520. Soit un total approximatif de 5 500 observateurs pour une vingtaine d’articles publiés dont voici la liste ci-dessous. Espérons que 2016 connaîtra la même dynamique. Autre point en cette fin d’année 2015, nous tenons à saluer un ami Corse, ainsi que sa famille qui ont la particularité de m’avoir invité à observer sur l’île chez eux au calme leur magnifique collection privée de bouteilles Vin Mariani qui se compose non pas de quelques dizaines de récipients gravés Vin Coca Mariani et/ou Vin Mariani, les plus rares, mais de plusieurs centaines de bouteilles. Oui vous avez bien lu le terme de centaine. Merci encore à eux. En outre, il semblerait selon l’annonce récente du Président Bolivien Evo Morales (3 décembre 2015) reprise par la presse internationale qu’une équipe de scientifiques français aurait fait le déplacement à La Paz afin d’appuyer l’industrialisation de la feuille de coca dans ce pays, et ce à des fins médicinales. On attend avec impatience la publication de leur rapport et surtout leurs conclusions. Enfin, la lettre des amis d’Angelo Mariani se rapproche du 20e numéro. Il aura dans sa prochaine publication pour article central, la réelle valeur d’une bouteille Mariani, de nos jours, qui disons le tout de suite est bien loin des 250 000 euros revendiqués par quelques individus à la recherche d’une bonne affaire ?                           A.D

Liste des articles du blog consacré à Angelo Mariani :

Décembre 2015 : Angelo Mariani et son ami le célèbre mime Corse Séverin Cafferra (1863-1930).

Novembre 2015 : Roland Garros et Angelo Mariani.

Octobre 2015 : La villa Andréa de Valescure à Saint-Raphaël (Var), propriété d’Angelo Mariani.

Septembre 2015 : Angelo Mariani et ses principaux concurrents à la fin du XIXe siècle.

Juillet 2015 : Bastia et la Corse : hauts lieux de la conception de la première boisson à la coca inventée par Angelo Mariani et son père François Xavier.

Juin 2015 : Mariani (déc 1838-avril 1914) et Mistral (sep 1830-mars 1914) ou quelques éléments peu connus sur leur longue relation amicale de 1890 à 1914.

Avril 2015 : Quelques vues des Établissements Mariani à Neuilly-sur-Seine (France) au XIXe, XXe et XXIe siècle.

Mars 2015 : Divers portraits d’Angelo Mariani le propagateur de la coca et quelques belles images issues de ses suppléments illustrés à la gloire de son célèbre breuvage.

Février 2015 : Mais qui était donc en réalité Angelo Mariani pour la famille d’Albert Robida ? (II) suite.

Janvier 2015 : Angelo Mariani et la coca dans les pas d’Albert Robida (I).

Décembre 2014 : Angelo Mariani et les Présidents de la IIIe République française.

Novembre 2014 : Mariani et la publicité en France et dans le monde.

Octobre 2014 : Julius Jaros : un homme discret et efficace ou l’ombre américaine d’Angelo Mariani.

Septembre 2014 : Louis Oscar Roty.

Août 2014 : Isabelle Chapusot.

Juin 2014 : Xavier Paoli.

Mai 2014 : Présentation des principaux personnages amis d’Angelo Mariani présents lors de l’inauguration de la fontaine la Siagnole en février 1905.

Avril 2014 : Une brève histoire de la Fontaine dite la Siagnole à Valescure commune de Saint-Raphaël (Var).

   Profitons enfin de cette occasion pour mettre en ligne la liste des articles version papier de la lettre de la Saam (Société des Amis d’Angelo Mariani) consacrés à Angelo Mariani et ce depuis juin 2004.

Octobre 2015, n°19 : Les premiers concurrents au XIXe siècle du vin Mariani.

Février 2015, n°18 : Plusieurs portraits d’Angelo Mariani.

Octobre 2014, n°17 : Isabelle Chapusot.

Février 2014, n°16 : Ferdinand Roybet et Angelo Mariani.

Octobre 2013, n°15 : Les formes peu académiques parfois de la publicité Mariani.

Mars 2013, n°14 : Une rencontre avec l’Ambassadeur de l’État plurinational de Bolivie en France.

Novembre 2012, n°13 : Une photographie encore quelque peu mystérieuse.

Octobre 2011, n°12 : L’érotisme dans l’œuvre d’Angelo Mariani. (2eme partie).

Décembre 2010, n°11 : L’érotisme dans l’œuvre d’Angelo Mariani. (1er partie).

Janvier 2010, n°10 : Un portrait d’Angelo Mariani par Carolus Duran.

Juillet 2009, n°9 : L’histoire mouvementée de la fontaine dite de la Siagnole à Valescure, Saint-Raphaël, Var. (2eme partie).

Décembre 2008, n°8 : L’histoire mouvementée de la fontaine dite de la Siagnole à Valescure, Saint-Raphaël, Var. (1er partie).

Février 2008, n°7 : Les suppléments illustrés des figurines contemporaines par Pierre Julien. (2eme partie).

Juillet 2007, n°6 : Les suppléments illustrés des figurines contemporaines par Pierre Julien. (1er partie).

Octobre 2006, n°5 : Horace Mariani et la Normandie.

Janvier 2006, n°4 : L’église catholique, les Papes et Angelo Mariani.

Septembre 2005, n°3 : Angelo Mariani et les cartes postales.

Décembre 2004, n°2 : Angelo Mariani et la Bretagne.

Juin 2004, n°1 : Angelo Mariani, une association culturelle et une lettre d’information ; la Saam (Société des Amis d’Angelo Mariani).                           A.D

Pour plus d’informations,  Cf, les livres suivants :

livreangelomariani1.jpeg   Angelo Mariani : L’inventeur de la première boisson à la coca. Éditions Anima Corsa juin 2014 Bastia. 5 boulevard Hyacinthe de Montera : 04 95 48 68 86. Et aussi sur le site Amazon.fr. Sans oublier : Cocaïne histoire mondiale d’une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015 ou dans lequel un chapitre est consacré à Angelo Mariani.

Cocaïne histoire mondiale d'une drogue aux Presses Universitaires de Corse, Éditions Anima Corsa, mars 2015.